Facebook : bientôt une loi pour les morts

L’expansion des réseaux sociaux a eu un effet secondaire assez inattendu dans ses premières années, mais qui est devenu un véritable problème avec le temps : les comptes d’utilisateurs décédés, notamment sur Facebook, continuaient d’être actifs et d’envoyer des notifications automatiques à leurs contacts même après la mort de leur propriétaire. Un problème qu’Axelle Lemaire, Secrétaire d’État chargée du Numérique, veut régler via un nouveau projet de loi.

« On a eu ici un jeune qui est décédé », raconte Olivier Ertzscheid, enseignant chercheur à l’IUT de La Roche-sur-Yon. « En ouvrant son compte Facebook, j’ai vu apparaître la photo de cet étudiant pour me dire que c’était son anniversaire. Il était décédé depuis un an ». Cette situation ne serait pas totalement isolée sur les réseaux sociaux, au point qu’un projet de loi a été déposé pour le traiter. Il s’agit en fait d’un amendement à la loi Informatique et Libertés de 1978, qui prévoit notamment que toute personne puisse laisser à ses proches des directives concernant l’avenir de ses données numériques en cas de décès. Une sorte de testament numérique qui permettrait à une personne désignée de contacter les réseaux concernés pour demander le retrait des informations personnelles.

Ce projet de loi devrait être examiné et voté en 2016. En attendant, plusieurs réseaux sociaux, dont Facebook, ont déjà mis en place des directives sur leur site permettant aux proches d’un défunt de s’occuper de ses données après sa mort, et notamment de leur suppression.

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