Aux États-Unis, un groupe Facebook viole le secret médical

Le groupe Facebook sur lequel les résultats auraient été publiésLe groupe Facebook sur lequel les résultats auraient été publiésSi les utilisateurs d’objets connectés peuvent commencer à se faire du souci quant à la confidentialité de leur santé, c’est via Facebook qu’une patiente aurait vu son secret médical violé.

La chaîne locale américaine WLWT, basée dans l’Ohio révèle en effet qu’une patiente ayant fait un test de maladie sexuellement transmissible dans l’hôpital universitaire de Cincinnati aurait vu ses résultats publiés directement sur Facebook. Elle a ainsi décidé de porter plainte contre l’hôpital pour renforcer les procédures de sécurité et de confidentialité de l’établissement et demander 25 000 dollars de dommages et intérêts.

La patiente aurait ainsi retrouvé les résultats de son test, avec son identité et son diagnostic, la syphilis, sur un groupe Facebook intitulé « Team No Hoes » (équipe pas de salopes). Deux employés de l’hôpital, dont l’un est son petit-ami, sont mis en cause. Son ex-petit ami est également poursuivi. « Avoir ce type d’information dans le domaine public alors que c’est clairement protégé légalement est un problème. L’hôpital universitaire est responsable de ce problème », accuse l’avocat de l’habitante de Cincinnati, interrogé par WLWT. De son côté, l’hôpital explique ne pas avoir reçu de plainte, mais enquête tout de même sur d’éventuels dysfonctionnements.

Aux États-Unis, l’atteinte au secret médical peut être puni de jusqu’à 250 000 dollars d’amende et 10 ans de prison au titre des lois HIPAA sur l’assurance maladie.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire