Pour comprendre les séismes, des scientifiques analysent des stades de foot

Aux États-Unis, le football américain, en plus d’être un sport national, a l’avantage d’aider des chercheurs en matière de détection de tremblement de terre. Le weekend dernier, l’équipe des Seahawks de Seattle s’est qualifiée pour la deuxième année consécutive pour la grande finale du Super Bowl. Le match, qui s’est déroulé dans le stade de Seattle, a été l’occasion pour les sismologues de l’université de Washington, en partenariat du PNSN (Pacific Northwest Seismic Network), d’éprouver de nouveaux capteurs et logiciels de détection.

Le problème de ces équipements, c’est qu’il est difficile de les tester puisque les tremblements de terre sont, par définition, imprévisibles. Mais en 2011, la fureur du public suite à une action décisive d’un des joueurs vedettes des Seahawks a fait réagir un sismographe placé à proximité du stade, éveillant la curiosité du PNSN. Pour le match décisif du weekend dernier, divers équipements ont été placés à l’intérieur et à l’extérieur du stade CenturyLink Field, d’une capacité de 67 000 spectateurs.

À chaque action importante, l’intensité des réactions du public est enregistrée, selon qu’ils tapent des pieds ou sautent sur place. Ces appareils, couplés aux logiciels les plus récents, permettent de retranscrire les vibrations en moins de trois secondes, soit jusqu’à 10 fois plus rapidement que les anciennes versions. Le but de ces recherches est de pouvoir à terme fournir des capteurs suffisamment précis et bien calibrés au grand public afin d'anticiper un tremblement de terre entre dix secondes et dix minutes à l’avance.

Lire : Une GoPro s’inscruste dans un ballon de foot américain

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