La cigarette électronique, encore sur le banc des accusés

Une revue scientifique accuse le e-liquide de produire du formaldehydeUne revue scientifique accuse le e-liquide de produire du formaldehydeAlors que les polémiques au sujet de la cigarette électronique s’étaient apaisées ces derniers mois, une nouvelle étude américaine s’attaque à nouveau aux dangers du vapotage.

Le dernier numéro de la revue médicale américaine New England Journal of Medicine contient une nouvelle étude qui pourrait faire du bruit dans le milieu de la cigarette électronique et du vapotage. D’après plusieurs chercheurs de l’université de Portland, lorsque le e-liquide des cigarettes électroniques est chauffé à trop forte température par la résistance, il produit alors du formaldéhyde en quantité bien plus importante que les cigarettes classiques. Pour une personne de 70 kilos, la revue estime ainsi que le risque de cancer est cinq fois plus important avec la cigarette électronique qu’avec une cigarette classique.

Une conclusion à nuancer

Cet article est cependant à nuancer grandement. Comme le rapporte l’AFP, Peter Hajek, directeur de la division sur le tabagisme à la faculté de Médecine et de dentisterie de Londres, affirme quant à lui que « quand les fumeurs de cigarettes électroniques surchauffent le liquide cela produit un goût âcre désagréable, ce qu'ils évitent de faire ». Par ailleurs, le formaldéhyde n’a pu être observé que lorsque la tension de la cigarette était supérieure à 5 Volts. Or, la plupart des modèles ne permettent pas de modifier la tension de l’appareil, celle-ci étant fixe.

Ainsi, sur un modèle d’entrée de gamme comme les eGo de JoyeTech, la tension reste fixe autour de 3,3 V avec possibilité sur certains modèles de monter à 4,2 V. Par ailleurs, si certaines batteries permettent de modifier la tension au-delà des 4 V, elles ne peuvent généralement pas grimper au-delà des 4,8 V. Enfin, pour les vapoteurs, le fait d’augmenter la tension d’une cigarette électronique lui fait nécessairement perdre en autonomie et abîme plus rapidement la résistance.

Si l’étude publiée par le New England Journal of Medicine est certainement fiable, elle ne concernerait ainsi qu’une minorité d’utilisateurs, spécialisés dans le vapotage avec le plus de fumée possible. Dommage que la revue n’ait pas publié de données sur des tensions plus fréquentes comme 3,3 ou 4,3 V.

Retrouvez notre dossier complet sur la cigarette électronique

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