Free : harcèlements, fichages et licenciements abusifs chez Iliad ?

Pour appuyer son enquête, le magazine politis s'appuie sur des documents internes d'IliadPour appuyer son enquête, le magazine politis s'appuie sur des documents internes d'Iliad

Dans son édition du 18 mai, le magazine Politis consacre une enquête pour le moins salée à Free. Selon les informations du magazine, l’opérateur aurait abusé de méthodes de management afin d’éviter un plan social.

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A la fin des années 2000, alors que Free songe de plus en plus à se lancer dans la téléphonie mobile, la maison-mère de l’opérateur, Iliad, aurait cherché à fermer son site de Marseille, trop syndicalisé, de peur que cet esprit de contestation ne se propage aux autres établissements. Selon l’édition du 18 mai du magazine Politis, cette fermeture se serait faite avec une grande pression exercée sur les salariés avec harcèlement, constitution de dossiers en prévision de licenciements pour faute grave et surtout maquillage de plan social. Ce seraient ainsi 45 salariés qui auraient été fichés par les ressources humaines de l’entreprise et licenciées pour des motifs injustifiés.

Il faut dire que les plans de sauvegarde de l’emploi coûtent souvent très cher aux entreprises. D’après Politis, si Iliad avait lancé un plan social pour se séparer de ces salariés, il lui en aurait coûté 123 000 euros. Avec des licenciements pour fautes, même non justifiées et des procès perdus aux prud’hommes, le groupe n’a eu à débourser que 48 500 euros. Pourtant, selon les informations de Politis, ces licenciements étaient bel et bien abusifs. La direction d’Iliad aurait même été alertée par ses services de ressources humaines : « Nous avions clairement énoncé notre politique de ne pas procéder à des ruptures conventionnelles […] pour ne pas créer de doutes sur l’hypothèse d’un plan social économique déguisé ». Iliad aurait même incité certains salariés à commettre des fautes graves afin de justifier leur licenciement, contre « une somme d’argent, dont le montant est âprement négocié ».

Interrogé à deux reprises par le magazine Politis, puis par Rue 89, Iliad a refusé de répondre aux questions des journalistes. Cependant, le groupe« conteste fermement les propos et les faits rapportés dans le magazine » et aurait « brandit la menace d’une action en justice ».

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1 commentaire
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  • guerriere70
    Les salariés de Bordeaux ont vécu la même chose, vous pouvez monter la liste à plus ou moins 85 licenciements entre Bdx et Marseille... Ils peuvent brandir leurs menaces, les faits sont avérés !
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