Free Mobile : les mesures de l'ARCEP remises en question

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L’ARCEP aurait-elle un système de mesure de couverture des réseaux mal adapté à celui de Free ? C’est ce que semblent faire ressortir les premières conclusions du rapport de l’ANFR, lui aussi commandé par le ministre de l’Industrie.

Suite aux polémiques déclenchées par la concurrence de Free Mobile, le ministre de l’Industrie Éric Besson avait demandé à l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) et à l’ANFR (Agence nation des fréquences) de vérifier une nouvelle fois la conformité de la couverture réseau du nouvel entrant. L’ARCEP n’avait rien trouvé à redire et concluait la semaine dernière que les antennes-relais de Free couvraient bien 27 % de la population française, comme convenu. On attend encore le rapport de l’ANFR, mais ses premiers éléments laissent apparaitre des précisions importantes.

Selon les Échos, l’ANFR précise que l’ARCEP utilise au cours de ses études seulement des cartes bloquées sur le réseau de Free. Cela ne correspond donc pas à l’usage final des utilisateurs qui disposent de SIM pouvant se connecter aussi bien au réseau de Free que celui d’Orange ; en vertu de l’accord d’itinérance conclu entre les deux opérateurs. C’est ainsi que sur le terrain, plus de 90 % du trafic de Free transiterait par les antennes-relais d’Orange. 

Des antennes-relais trop espacées

Car l’ANFR s’est rendue compte que la recherche de réseau n’était rafraichie que toutes les 30 minutes : « en conséquence, lorsqu'un téléphone Free Mobile bascule sur le réseau de France Télécom Orange, il est susceptible d'y rester longtemps », selon l’agence. « Free Mobile a implanté bon nombre de ses stations de manière très espacée ce qui accroît la dépendance » à Orange, indique encore l’agence.

Le rapport final de l’ANFR ne sera rendu que fin mars, le temps de procéder à de nouveaux tests pour « élucider certaines particularités du fonctionnement radioélectrique du réseau de Free mobile ». En utilisant des cartes débloquées, l’agence s’est en effet rendu compte que « seules 70 % des stations de l'opérateur en émission sont entrées spontanément en interaction avec le mobile portant une carte Free », une proportion jugée « atypique ».

C’est ainsi que les mesures de l’ARCEP sont à demi-mot remises en question : « la couverture théorique reflète mal la réalité du fonctionnement d'un réseau hybride, reposant très largement sur l'itinérance ». Pourtant Free semble disposer d’une solution technique : « il reste néanmoins simple pour Free Mobile de remédier rapidement à cette situation, puisqu'il suffit à l'opérateur de modifier quelques paramètres dans son réseau pour rétablir la préférence de ses terminaux pour son infrastructure propre »

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7 commentaires
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  • vieledauvergne@guest
    bien que j'ai des reproches à faire à free,( question prélèvement bancaire), il semble que le gouv. et ses institutions veuillent faire la peau de celui-ci. Décidément avec un gouv. comme celui-ci nous n'avons rien de bon à attendre pour la suite.
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  • ecureuil140550
    et TOM'S guide participe régulièrement au lynchage ...................

    je quitte donc définitivement ce site COMPLICE !!!!!

    qui est derrière ????
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  • Sinter
    Au lieu de toutes ces balivernes inutiles que tout le monde sait déjà, la question interressante aurait était:
    Pourquoi Free n'a pas pu encore négocier les points hauts pour ses antennes?
    A écouter Bouygues, SFR, Orange, ils mettent tous leur pylônes a la disposition de Free. Oui, mais quels pylônes , ceux qui couvrent les campagnes ? Vous trouvez ça normale que Free n'ai pas accès aux sites importants sur Paris alors que la bande des trois y est déjà?
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