Le partage de fichiers de Free gêne la SPPF

free stockageLe service de stockage de Free continue de faire parler de lui. À peine a-t-il amélioré l’offre de son service de stockage et de partage de fichiers (voir notre actualité), l’opérateur doit faire face à une certaine critique qui n’y va pas de main morte.

Il s’agit effectivement de celle de la SPPF (Société civile des Producteurs de Phonogrammes en France), qui accuse Free de « pure provocation ».

Nouvelle porte du piratage ?

Un espace de stockage de 10 Go pour un nombre de fichiers illimité, un transfert par FTP, des fichiers stockés 30 jours sans téléchargement, il ne serait pas difficile de faire passer le service de partage de fichiers de Free pour un paradis du piratage. Et c’est d’ailleurs ce que tente d’expliquer la SPPF, désagréablement étonnée du lancement d’un tel service chez Free à l’heure où les ayants droits peinent à endiguer le piratage. « Ce nouvel outil (...) va indéniablement donner un nouvel essor à la contrefaçon numérique dans un contexte où le marché du physique continue de chuter inexorablement, » explique la société.

La SPPF réclame plus de fermeté

Free, de son côté, ne s’est pas exprimé sur son service de partage, qui permet toutefois d’échanger des fichiers illégaux à ceux qui le désirent. Le site se disculpe cependant en ressortant dans un texte préformaté les traditionnels « les échanges illicites d’enregistrement et d’oeuvres protégées ainsi que le piratage nuisent à la création artistique » et autres « le non-respect des lois en vigueur (...) peut donner lieu à des poursuites et à des condamnations. » Un discours dont il a déjà été démontré qu’il ne dissuade pas tant que cela, et que la SPPF voudrait faire épauler par des mesures plus strictes de la part de Free, notamment la mise en place d’une détection automatique des fichiers piratés.

Notre avis : par le biais de ce service, Free fait désormais partie des marques s’exposant au risque de se faire accuser d’incitation au piratage. Alors que le gouvernement et les ayants droits sont en pleins débats sous la tutelle de Denis Olivennes, PDG de la Fnac, pour arriver à une solution viable pour lutter contre le piratage, un tel service est très mal reçu du côté des majors.

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8 commentaires
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  • themadcat
    l'avis de la rédac, c'est pas vraiment un avis mais plutôt de l'info supplémentaire...
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  • dayplayr
    de toute façon dès qu'un moyen quelconque de stocker et/ou partager des données voit le jour, les majors sont pas contents. faut arrêter la paranoïa deux minutes (même si effectivement ça sert pas mal pour le piratage) et quand bien même, si le service de free n'existait pas autre chose serait utilisé...
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  • kleuck
    Bientot ils vont essayer d'interdire la vente de disques durs, ou demander de fermer internet..
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