Google rend les contenus pédopornographiques "introuvables"

La lutte contre la pédopornographie sur Internet vient de prendre un nouveau tournant. Le président de Google, lui-même, s’est exprimé dans la presse britannique pour annoncer que ses équipes « ont affiné Google Search afin d’empêcher les liens vers des documents pédopornographiques d’apparaitre dans (les) résultats ». Pour l’instant, ces optimisations ne sont valables que dans les pays anglophones, incluant les États-Unis et l’Angleterre. Elles devraient toutefois rapidement s’étendre à 158 autres langues dans les six mois à venir. De son côté, Microsoft a annoncé qu’un dispositif similaire a été introduit dans son moteur de recherche respectif, Bing.

Eric Schmidt a détaillé le processus, indiquant qu’une équipe de 200 personnes travaille sur une solution depuis les derniers trois mois. Ces recherches ont abouti sur environ 100 000 requêtes concernant ce type de contenu, qui seront désormais bloquées. La firme californienne en a profité pour annoncer qu’une technologie de tag vidéo a été mise au point afin d’empêcher ce genre de contenu d’être mis en ligne plusieurs fois afin d’éviter leur propagation.

Un problème d’interopérabilité

Si la nouvelle est globalement bien accueillie d’un point de vue moral, elle pose une question du point de vue de l’interopérabilité. Est-il normal que ce soit des entreprises privées telles que Google ou Microsoft, qui possèdent plus de 90 % de parts de marché sur le secteur de la recherche en ligne, qui décident d’elles-mêmes de dresser une liste de mots clé à bannir, plutôt que la justice ? La direction des activités philanthropique de Google avait cependant expliqué plus tôt dans l’année que « notre métier est de rendre l’information largement disponible, mais il y a certainement des informations qui ne devraient jamais être créées ou trouvées ».

Le premier ministre britannique David Cameron a quant à lui accueilli la nouvelle en parlant de progrès significatif, mais a ajouté que « si les moteurs de recherche sont incapables de respecter leur engagement de bloquer les requêtes pour des contenus de maltraitance d’enfant, je vais présenter des mesures législatives qui s’assureront que cela arrive ». Peut-être aurait-il plutôt fallu commencer par là.

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