Le Grenelle des antennes-relais s'ouvre aujourd'hui

S’il y a un bien un fait dont on ne peut pas douter à propos des antennes-relais, c’est de l’inquiétude qu’elles suscitent dans la population. Pour tenter de trouver une réponse quant à leur innocuité et celles de toutes les ondes de manière générale (comme celles du réseau électrique ou des émetteurs de télévision), la ministre de la Santé Roselyne Bachelot ouvre aujourd’hui la première table ronde sur le sujet « Radiofréquence, santé et environnement ».

Quelles décisions ?

Alors que les décisions de justice favorables aux riverains d’antennes s’accumulent et que certains autres montrent que le facteur psychologique est important (Victimes d'une antenne relais... inactive), c’est le premier ministre qui a finalement voulu cette série de réunions.

Elle rassemblera tous les acteurs concernés ou presque : État, organismes publics, élus, représentants des collectivités territoriales, opérateurs, fabricants de téléphones mobiles, associations et organisations syndicales. Grands absents de cette table ronde, les scientifiques participeront aux réunions de travail qui s’étaleront pendant un mois.

Nul doute que les confrontations entre associations et élus Verts d’un côté et autorités et opérateurs de l’autre risquent de faire des étincelles, tant leurs points de vue sont antagonistes. Notre exposition aux champs électromagnétique est loin d’être récente puisqu’avant l’explosion de la téléphonie mobile et du Wi-Fi, nous étions déjà baignés par les ondes émises par les installations électriques domestiques, les appareils électroménagers, les lignes électriques, les transformateurs, voies ferrées ou encore l’éclairage public. 

Les mobiles plus dangereux ?

Les études sur le sujet très précis des antennes-relais démontrent majoritairement, à l’état actuel des recherches, qu’elles ne présentent pas de risque. Par contre, les résultats concernant les combinés sont beaucoup plus discutés. Dans une interview accordée ce matin au Figaro, Roselyne Bachelot confie elle aussi prendre ce sujet plus au sérieux que celui des antennes-relais.

Pour autant, rien ne dit que des décisions précises seront prises à l’issue de ces tables rondes. Il pourrait en résulter aussi bien une campagne d’information et de sensibilisation envers les utilisateurs que des mesures plus concrètes concernant l’abaissement de la puissance des antennes, qui induirait une augmentation de celle d’émission des téléphones. La tâche s’annonce ardue pour le ministère.