L'application Happn dans le collimateur d'UFC-Que Choisir

Happn, l'application de rencontre française lancée en 2014, compte aujourd'hui 10 millions d'utilisateurs. Malgré ce succès, UFC-Que Choisir s'interroge sur la transmission et l'utilisation de données privées faites par ce service. La présence d'un cookie, même après désinstallation de l'application, inquiète l'association de défense des consommateurs. En outre,l'application de rencontre est accusée de transmettre des informations relatives à ses utilisateurs à des sociétés tierces et basées aux États-Unis.

L'UFC-Que Choisir vient de demander à la CNIL (Commission nationale de l'informatique et des libertés) de mener une enquête sur le traitement des données personnelles par l'application Happn. Dans la ligne de mire de l'UFC-Que Choisir, le fait que même après désinstallation de l'application Happn, un cookie subsiste. Celui-ci « communiquant avec les serveurs Happn », il y a tout lieu de s'interroger sur le type d'information qu'il transmet. La CNIL aura donc pour objectif de vérifier que le cookie ne continue pas à pister l'utilisateur après une suppression de l'application de son smartphone. Dans le même temps, Didier Rappaport, cofondateur d'Happn, dément cette accusation dans le magazine Challenges : « Il [le cookie] permet que, quand une personne réinstalle l’appli, elle aille plus vite pour la réinstaller. Aucun OS ne permet à l’appli d’être active une fois qu’elle est désinstallée. C’est un fichier passif. »

Mais la suspicion à l'encontre d'Happn ne s'arrête pas là : l'application de rencontre est aussi accusée d'envoyer des données de ses utilisateurs aux États-Unis. Selon une étude norvégienne, Happn ferait appel aux services d'Upsight. La société américaine serait en charge du traitement des données des utilisateurs. Une accusation à nouveau démentie par le président d'Happn. La CNIL va avoir du travail pour démêler le vrai du faux, mais elle commence à être bien rodée. De leur côté, les autorités européennes chargées de la protection des données se réunissent actuellement à Bruxelles afin de déterminer si ou non les entreprises violent les droits des utilisateurs en transmettant leurs données aux États-Unis.

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