Geek critique : Le Hobbit : la désolation de Smaug

Le deuxième volet de la seconde trilogie de Peter Jackson autour de l’univers de J.R.R. Tolkien arrive sur les écrans. Nous voilà donc repartis sur la Terre du milieu avec Bilbo, Gandalf et une grosse douzaine de nains en quête de l’Arkenstone, la pierre mythique gardée par le dragon Smaug.

5 raisons d’aller voir (ou pas) le Hobbit : la désolation de Smaug

1 - Oui – Pour la rivalité entre les elfes et les nains

La rivalité entre elfes et nains est un poncif de l’heroic fantasy. Dans le second volet de la trilogie du Hobbit, Peter Jackson ne réinvente pas le genre mais s’en sert pour alléger le récit et parfois même faire avancer la narration. Véritables hipsters de la terre du milieu, les elfes sont pédants, hautains et isolationnistes au contraire des nains dont l’essentiel des interactions sociales est défini par l’avidité et l’orgueil. C’est comme la blague salace du tonton beauf à la fin des repas de famille, pas toujours très fin mais indispensable si l’on veut respecter la tradition.

2 – Oui – Parce qu’on tombe amoureux d’une elfette

On avait quitté Evangeline Lilly sur l’île de la série Lost. Le cœur sans cesse balançant entre le bad boy Sawyer et Jack, le gendre idéal. Personnage pleurnichard à souhait, elle avait fini par agacer les fans les plus indulgents. Dans, le Hobbit, elle joue Tauriel, une elfette intégralement inventée par Peter Jackson pour ajouter une touche féminine dans cet univers imprégné de testostérone. Si la ficelle peut paraître grossière, Tauriel ne tombe pas dans les travers habituels des personnages-potiches. Aussi forte que séduisante elle permet au réalisateur d’installer l’une des intrigues secondaires de son film. 

3 – Oui -  Parce que Legolas enchaine les orcs comme dans un jeu vidéo

Si dans le livre de Tolkien, Legolas pèse deux lignes en tout et pour tout, c’est un personnage majeur du film de Jackson. Comme dans le seigneur des anneaux, l’elfe éphèbe surfe sur à peu près tout ce qui bouge mais, surtout… il tabasse de l’orc à foison. Les scènes de combat sont à mi-chemin entre un Assassin’s Creed et un hack and slash digne de Diablo. Très chorégraphiées, elles prêtent aussi à sourire donnant à voir de Legolas autre chose que le regard vide d’Orlando Bloom.

4 – Non – Parce qu’on s’ennui quand même un peu

Peter Jackson a réussi un défi assez unique : faire du Hobbit une trilogie plus longue à voir qu’à lire. Le premier épisode était d’un ennuie intersidéral, le second n’a pas les capacités somnifères de son prédécesseur, mais il est aussi long à se mettre en route qu’à s’achever. Entre les deux, c’est à dire sur une bonne moitié des 2h45 que dure le film, on a du cinéma. C’est d’autant plus dommage que cette fois la bande de nains a décidé de faire autre chose que de se faire exploser la panse ou de se balader dans la forêt. Si seulement Gandalf pouvait faire comprendre à Peter Jackson qu’il est possible de faire un bon film sans l’étirer sur trois heures…

5 – Oui - Pour son esthétique à tomber

Fini le « 100% images de synthèse », du premier volet de la trilogie de Bilbo. Pour la désolation de Smaug, Peter Jackson a décidé de tourner sa caméra vers les paysages majestueux de la Nouvelle-Zélande. Et comme pour la trilogie du Seigneur des anneaux, le résultat est magnifique. Du coup, lorsque la technologie prend le relais pour modéliser la ville portuaire d’Esgaroth ou encore la cité naine de la Montagne solitaire, on y voit que du feu et, disons le franchement, on prendrait bien un billet d’avion pour la Terre du milieu.

Verdict : Après un premier épisode raté, le second volet du Hobbit réussit enfin à nous replonger dans l’ambiance et l’univers du Seigneur des anneaux. Malgré quelques passages soporifiques et une poignée d’intrigues secondaires fades, montées de toutes pièces, le Hobbit nous fait passer un bon moment. Enfin, la Terre du milieu n’a jamais été aussi bien filmée ce qui est une belle promesse pour l’épisode final. Rendez-vous dans un an.

Note : 3,5/5

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