iRobot : quand les robots attaquent

iRobot PackBot 510iRobot exporte ses robots militaires après une hausse de ses ventes aux États-Unis.

Du salon au champ de bataille

iRobot ConnectRConnue pour ses robots de compagnie tels que les Roomba, Dirt Dog ou encore ConnectIR, cette société de robotique américaine ne fait pas que dans la dentelle. Ainsi, iRobot dispose d’un département Robots industriels et gouvernementaux.

Les machines sans pilote mises au point dans les laboratoires de cette section sont, tout d’abord, destinées à l’armée américaine, pour assurer des missions de reconnaissance estimées trop dangereuses pour y engager des effectifs humains.

Un marché en pleine expansion

iRobot FCS SUGVOn trouve actuellement ces robots en Irak et en Afghanistan mais pas uniquement dans les rangs de l’U.S. Army. En effet, ces jouets de guerres sont à la mode et ce sont treize pays alliés qui s’en sont procurés, comme l’Allemagne, Israël ou encore le Royaume-Uni.

Jon Dyer, président de la section gouvernementale de iRobot, a déclaré que 9 % des ventes de iRobot en 2007 provenaient des acquisitions de « robots militaires ». Cette même proportion est estimée à 15 % pour l’année en cours.

Un problème d’éthique

Robots engagés en IrakC’est donc un marché qui est voué à exploser avec l’exportation de ces machines programmées. Bien entendu, un problème d’éthique vient se poser contre ces ventes. Aussi, iRobot affirme que toutes les ventes externes aux U.S.A. sont approuvées au préalable par le département d’État.

Néanmoins, comme tous les instruments militaires, le marché noir pourrait faire son chou gras de ces nouvelles technologies et ainsi alimenter les pays rejetés par iRobot.