Imitation Game : la Geek Critique



Le pitch :
Alors que la seconde guerre mondiale fait rage en Europe, le Royaume-Uni comprend vite que la guerre de l’information qui se mène en coulisse ne tourne pas à son avantage : tous les messages allemands qui sont interceptés sont chiffrés, et il est impossible d’en tirer la moindre information. Le gouvernement recherche alors les meilleurs mathématiciens du pays pour casser le code de la machine Enigma, et embauche un jeune génie des mathématiques nommé Alan Turing. Ce dernier va travailler sans relâche à concevoir une machine capable de comprendre le code.


4 raisons d’aller voir (ou pas) Imitation Game

1 - Oui - Parce qu’on y découvre la vie d’Alan Turing

Plus qu’un film sur la seconde guerre mondiale, Information Game sert surtout à raconter la vie d’Alan Turing, le conflit ne faisant office que de contexte dans le scénario du film. On découvre alors un personnage complexe, à la fois solitaire et introverti, faussement modeste et ayant une passion sans égale pour les mathématiques et la résolutions de problèmes. Incontestablement, le film arrive à nous rendre Turing attachant, et son histoire captive autant qu’elle interroge. Aussi, l’histoire ne se contente pas de raconter son travail sur Enigma, mais nous présente également son adolescence ainsi que les dernières années de sa vie.

2 - Oui et Non - Pour le Sherlock des années 40

Si Benedict Cumberbatch campe un Alan Turing très convaincant, les cinéphiles qui suivent l’acteur depuis quelques années ne manqueront pas de reconnaître dans son jeu quelques similitudes avec un autre rôle majeur que l'acteur a tenu dernièrement : Sherlock, série anglaise produite par la BBC. Les similitudes sont d’ailleurs assez étonnantes : deux personnages peu à l’aise socialement, arrogants et négligeants à l’égard de ceux qu’ils considèrent comme moins intelligents, mais à la capacité de réflexion hors-pair. Des traits de caractères que certains historiens contestent d’ailleurs lorsqu’ils sont prêtés à Alan Turing, décrit souvent comme sociable et doté d’un bon sens de l’humour. Ce sont autant de ressemblances qui donnent l’impression que Cumberbatch ne sait jouer qu’un seul type de personnage, défaut qui est vite pardonné compte tenu d’un excellent jeu d’acteur. Et le portrait de Turing qui est ainsi rendu n’en est pas moins passionnant à suivre.

3 - Oui - Parce qu’on y découvre les prémices de l’informatique

Alan Turing est reconnu de nos jours comme un des pères fondateurs de l’informatique moderne, et Imitation Game ne manque pas de nous le rappeler. Sans trop entrer dans les détails techniques, on découvre tout de même le cheminement de pensée qui a conduit Turing à imaginer des machines capables d’effectuer automatiquement des calculs de plus en plus complexe, jusqu’à réfléchir à la possibilité d’une intelligence artificielle. Certains faits restent néanmoins largement romancés : le film nous apprend par exemple que Turing aurait nommé sa « Bombe électromagnétique » qui a servi à décoder les messages d’Enigma, « Christopher », du nom de son ami d’enfance. La véritable machine portait en réalité le nom de « Victory », et s’inspirait de celle conçue quelque temps plus tôt par les polonais, dans leurs premiers efforts de casser le code Enigma. 

4 - Oui - Un film qui montre un autre aspect de la guerre

Assez éloigné de la plupart des films sur la seconde guerre mondiale, qui racontent généralement la vie des soldats au front ou celle des victimes du régime nazi, Imitation Game permet de découvrir un autre aspect de ce conflit mondial. On s’intéresse donc aux enjeux en coulisse, souvent peu montré dans ce genre de productions, et on découvre avec les efforts déployés par les britanniques pour venir à bout de ce qui était considéré à l’époque comme un système de chiffrement inviolable.

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1 commentaire
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  • jrusic
    Les polonais ont bien cassé le code Enigma, il se composait alors de 3 cylindres, les Allemands sont alors passé à 5 cylindres juste avant d'envahir la Pologne. Les mathématiciens Polonais ont rejoint la France et l'Angleterre avec leurs machines. Turing et son équipe n'ont ensuite que perfectionner la machine polonaise afin de décrypter sur 5 cylindres.
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