Les cheveux s'impriment en 3D en quelques minutes

Réservée à la fabrication de prototypes au début, il semble que l’imprimante 3D ait fait de très grands progrès ces dernières années. En effet, il est maintenant possible d’imprimer des voitures, de la nourriture ou même dernièrement des organes humains et même... des cheveux !

Rien ne semblait pouvoir échapper à l’imprimante 3D, à l'exception peut-être de ces structures très particulières, car composées d’une grande quantité d’éléments très fins, que sont les chevelures ou les fourrures. En effet, jusqu'à présent, pour être conçues puis imprimées, celles-ci requéraient des puissances et des temps de calcul bien trop importants. Avec les logiciels classiques, imprimer des cheveux était fastidieux. Cela nécessitait de modéliser individuellement chacun des poils avant d’envoyer ces données à un logiciel dit « de tranchage ».

Celui-ci représentait alors le contour de chaque cheveu comme un maillage de minuscules triangles. Le logiciel créait ensuite des sections horizontales qu’il traduisait finalement en pixels destinés à être imprimés, couche par couche. Pour imprimer 6.000 cheveux seulement sur la surface d’un timbre-poste, plusieurs heures de traitement étaient nécessaires. Pourtant, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Media Lab proposent aujourd'hui un nouveau logiciel, baptisé Cillia, capable de modéliser rapidement et d’imprimer ensuite des milliers de cheveux.

Avec Cillia, il ne reste plus à l’utilisateur qu’à entrer l’angle, l’épaisseur, la densité et la longueur des cheveux désirés. Pour arriver à leurs fins, les chercheurs du MIT ont adopté une approche totalement innovante. Ils ont choisi de modéliser un cheveu par un empilement de pixels de moins en moins important, de la base vers la pointe. Ainsi, pour modifier les paramètres des cheveux, il suffit alors de modifier l’agencement des pixels. Pour produire des surfaces composées de milliers de poils, ils se sont ensuite appuyés sur une technique de cartographie couleur. En d’autres mots, ils ont utilisé trois couleurs (le rouge, le vert et le bleu) pour représenter trois paramètres des cheveux (la longueur, la largeur et l’angle).

Enfin, ils ont développé un algorithme capable de traduire cette cartographie couleur en modèle de réseau de poils lisible par une imprimante 3D. L’objectif de cette avancée technologique n’est pas de fabriquer des perruques ou des extensions, mais plutôt de créer de nouveaux matériaux fonctionnels.

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