Un injecteur imprimé en 3D alimente une fusée

La recherche spatiale explore activement les atouts de l’impression 3D. Dans un souci d’économie, les composants créés en 3D sont tout à fait pertinents. Un essai a été réalisé le 22 aout dernier sur une fusée, démarrée à l’aide d’un composant créé en 3D, le plus grand jamais construit. Il s’agit d’un injecteur, qui alimente le réacteur en oxygène liquide et en hydrogène gazeux. Un mélange pour le moins explosif, qui a permis à la fusée d’atteindre la valeur impressionnante de 9 tonnes de poussées, soit près de 10 fois ce dont ont été capables les précédents prototypes d’injecteur 3D. Et malgré les 3300° degrés environnants, la pièce a parfaitement rempli son office.

Cette réussite constitue une bonne nouvelle compte tenu de la décision de la Nasa de réduire le cout du matériel spatial. Chris Singer, directeur du centre Marshall Space Flight de la Nasa explique que « ce test réussi d’un injecteur imprimé en 3D prouve à la NASA que cette technologie innovante peut être utilisée pour réduire le cout du matériel de vol ». Ce succès est donc un tremplin, qui « nous a permis de tout apprendre sur ce qu’il faut pour construire des pièces en 3D plus grande — de la conception, à la fabrication jusqu’à l’essai » déclare Greg Barnett, ingénieur en chef pour le projet.

Le processus d’impression 3D utilisé dans la fabrication de l’injecteur est une fusion laser sélective. Elle consiste en la superposition de couches de poudre d’alliage (nickel-chrome), pour détailler les 28 éléments servant à acheminer et mélanger le combustible. Au final, l’injecteur n’était composé que de deux pièces, contre 115 pour les anciens prototypes.

3-D Printed Injector Hot Firing

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