Le 29 juin, sortie de l'iPhone : ce qu'il faut savoir

Mise à jour : retrouvez notre prise en main de l’iPhone

Pour rappel, l’iPhone, le téléphone d’Apple, sort le 29 juin aux États-Unis. Mais de quoi est capable ce nouveau concurrent des Nokia et autres Sony Ericsson ?

Des défauts pour un téléphone quand même complet

Commençons par la téléphonie : l’iPhone est un modèle quadribande, compatible GPRS et EDGE. Il fait l’impasse sur la 3G, pourtant plus rapide que l’EDGE. Il supporte bien les SMS, mais fait bizarrement l’impasse sur les MMS. Il est Bluetooth (et Apple va proposer une oreillette Bluetooth) mais attention, il n’est pas compatible A2DP (le Bluetooth stéréo). Apple a annoncé une autonomie de 250 heures en veille et de 8 heures en communication. L’écran tactile est très grand et lumineux, mais n’apporte pas non plus une révolution par rapport à un clavier physique. Un téléphone correct, donc, qui équivaut à un milieu de gamme actuel.

Web et multimédia

La fonction qui semble la plus révolutionnaire, c’est la gestion du web : l’iPhone utilise une version embarquée de Safari, le navigateur d’Apple. L’écran large et tactile, couplé aux fonctions de Safari sont parfaitement adaptée au surf. Comparé au très mauvais Pocket Internet Explorer, c’est le jour et la nuit. C’est avec Minimap (le navigateur de Nokia, basé sur... Safari) un des seuls navigateurs efficaces sur les appareils mobiles. Opera est cependant capable de tenir la comparaison. Au rayon des défauts, pas de support de Flash et pas de messagerie instantanée. Notons que Youtube est utilisable, même sans flash, une version spécifique en MPEG4 est disponible. L’iPhone dispose d’un appareil photo de 2 mégapixels (sans flash et autofocus), mais il est incapable de filmer. Plus intéressant, il est capable de lire très facilement les e-mails (il est compatible POP3 et IMAP). Il supporte Gmail, .Mac et Yahoo Mail (en push pour ce dernier).

Compatibilité iPod, Wi-Fi et stockage

Il est Wi-Fi, ce qui permet de limiter l’impact de la lenteur de l’EDGE. Pour la musique, Apple a intégré 4 ou 8 Go de mémoire. C’est suffisant pour remplacer un iPod Nano, mais c’est évidemment incomparable avec les 30 ou 80 Go d’un iPod 5G. Bonne idée, Apple a intégré une prise jack 3,5 mm directement sur le téléphone, et il utilise le même connecteur dock que les iPod. Attention, certains accessoires iPod posent des problèmes audio, selon Apple (a priori à cause du micro). Enfin, il est synchronisable avec Outlook (sur PC) et bien évidemment avec iCal sur Mac. L’iPhone dispose donc d’une bonne connectivité, mais un GPS aurait été un plus.

Ce qui manque

Le support de la 3G aurait été un plus, de même qu’un récepteur GPS. Notons que ces deux options sont prévues pour une prochaine version de l’iPhone, selon les rumeurs. Un tuner FM intégré et un emplacement pour cartes mémoire, qui sont absents, auraient aussi été intéressants, même si ça reste anecdotique. Enfin, une batterie amovible n’aurait pas été un luxe. Un autre problème vient des applications, la possibilité de proposer des programmes en natif est absente, et on doit passer par des applications en javascript à travers Safari.

Les bons points d’Apple

Il y a quelques points où Apple a vraiment réussi avec son iPhone. Le premier est l’écran : il semble précis, résistant aux griffes et assez lumineux pour être utilisable en plein soleil. On peut aussi saluer l’intégration de toutes les technologies dans une épaisseur de 12 mm, même si du coup l’iPhone est assez imposant. Autre point, Apple vend l’iPhone bloqué sur un seul opérateur, et ce qui peut paraître un inconvénient est un avantage certain : le partenariat permet de proposer les transferts de données à un prix relativement modique. AT&T facture l’option 20 $, sans limitation de volume. Notons pour les adeptes de l’import que seules les cartes SIM AT&T fonctionnent dans l’iPhone.

L’analyse de Bestofmicro

Dans l’absolu, l’iPhone n’est pas dénué de défaut, mais il semble bien fini et complet. Il ne fait pas tout, certes, mais les fonctions proposées fonctionnent bien. Pour un premier téléphone, c’est une réussite. Des constructeurs comme Nokia ou Sony Ericsson ne nous ont pas toujours habitués à sortir des produits finis directement (l’exemple du P990i est emblématique), surtout au niveau logiciel. Espérons juste qu’Apple continuera sur sa lancée et proposera rapidement (pour la sortie en Europe ?) un iPhone 2, sans les défauts du premier modèle. Compte tenu des fonctions, le prix est justifié, même si ça reste extrêmement onéreux : 499 $ en version 4 Go et 599 $ en version 8 Go, avec abonnement de 2 ans obligatoire chez AT&T.