iTunes + iPhone : le couple musical ultime ?

Si les nouveautés matérielles n’étaient pas nombreuses lors du Keynote Apple d’hier, elles sont par contre relativement importantes pour iTunes. Couplé à l’iPhone c’est même l’une des meilleures solutions du moment.

Un bilan plutôt flatteur, mais une concession

L’iTunes Store c’est avant toute chose un succès impressionnant : 6 milliards de chansons vendues, 10 millions de titres disponibles, 75 millions de comptes inscrits et la première place de tous les vendeurs de musique confondus aux U.S.A.

La première nouveauté concerne les prix des titres qui ne seront désormais plus uniques. Au tarif connu de 0,99 $ par morceau viennent s’ajouter deux autres à 0,69 et 1,29 $ (certainement l’équivalent en euros). Selon Apple, plus de titres seront proposés à 0,69 qu’à 1,29 $, ils seront appliqués dès avril. C’est la seule reculade de Steve Jobs face aux quatre majors Universal Music Group, Sony BMG, Warner Music Group et EMI. Il voulait garder le prix unique, mais il a dû céder à leur demande pour proposer un catalogue libre de toute protection.

Car la grande nouveauté est bien là : le format iTunes Plus sans DRM va se généraliser. Les morceaux sont encodés en AAC à 256 kb/s et sont d’ores et déjà mis à jour pour 8 millions d’entre eux dès aujourd’hui. Les deux millions restants le seront à la fin du trimestre. Il est également possible de mettre à jour ses titres avec DRM achetés précédemment pour un montant trop élevé à notre goût : 0,30 euro par titre, 30 % du prix d’un album et 0,60 euro par vidéo. Et même les titres obtenus gratuitement y passent !

Acheter de la musique partout

Mais la nouvelle fonctionnalité la plus appréciable et sans aucun doute la possibilité d’acheter désormais sa musique depuis son iPhone non seulement via Wi-Fi, mais aussi via réseau 3G. Même prix, même choix, même qualité et synchronisation sur son ordinateur sont de mises. Des solutions de téléchargement sur portable existent déjà, mais nul doute que la facilité de l’iPhone risque bien de démocratiser un peu plus ce nouvel usage. De plus, Nokia qui tente désespérément de développer une telle offre avec son portail Ovi se retrouve ainsi fort dépourvu.