La Hadopi se penche sur les jeux vidéo

Une étude récemment menée par GFK et commandée par Hadopi s’intéresse de près au jeu vidéo et à sa consommation en France, aussi bien de manière légale qu’illégale. Il en ressort ainsi qu’une grande majorité de joueurs considèrent que l’achat d’un jeu vidéo est une manière de supporter le travail de ses créateurs, tandis que la plupart de ceux qui téléchargent affirment le faire pour des raisons financières.

L’achat d’un jeu vidéo est une manière de contribuer à son succès et à la création vidéo ludique, c’est en tout cas ce que pensent 86 % des joueurs sondés, à savoir un échantillon de 1207 joueurs de plus de 15 ans. De même, 94 % d’entre eux considèrent que le jeu vidéo implique un vrai travail de création. Mais si l’étude ne révèle pas la proportion exacte de joueurs qui pratiquent le téléchargement illégal, elle indique en revanche que 71 % des joueurs qui téléchargent le font pour des raisons financières, 42 % d’entre eux considérant que « les jeux sont trop chers ».

Ainsi, dans un contexte où un le prix d’un jeu vidéo neuf avoisine les 60 euros sur Xbox 360 ou PS3 (plus proche des 40 euros sur PC), l’étude indique que le budget mensuel moyen d’un joueur français est de 39,40 euros. Outre le piratage, beaucoup font des économies en se tournant vers le marché de l’occasion (53 %). Enfin, l’étude s’intéresse également aux DRM et autres mesures de protection appliquées aux jeux vidéo, desquelles les joueurs ont régulièrement tendance à se plaindre, en indiquant que ce paramètre n’influe que peu sur la décision d’achat (11 %), alors même que les joueurs sont nombreux à être conscients de leur présence (70 %), et qu’ils considèrent comme « difficilement acceptable » de se voir imposer des contraintes comme l’obligation d’une connexion à Internet ou l’impossibilité de prêter ou revendre un jeu.

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3 commentaires
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  • yt75
    Oui, enfin les gamers pour les films et autres, ça n'est sans doute pas la même chose, comme tout le monde ...
    Un résumé de situation :
    http://iiscn.wordpress.com/2013/10/16/contenu-sur-le-net-piratage-offre-legale-resume/
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  • rampage-bzh
    Certes les jeux sont beaucoup trop chers, mais vient s’ajouter la lutte des éditeurs contre le marché de l'occasion : impossible de revendre un jeu acheté sur steam ou xbLive, par exemple.
    De plus, les versions pirates ne permettent pas toujours de jouer en réseau...
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  • Ailla
    Les jeux trop chers, les jeux trop chers... Je veux pas dire, mais quand vous regardez sur steam, leur période de soldes... Ya des quand des offres à la limite de la descence... (Genre le dernier tomb raider proposé à 25€, 3 mois après sa sortie...)
    L'époque des jeux trop cher se termine, en partie grâce à la dématérialisation et à la multiplication des modèles de financement en free-to-play.
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