Kepler-452b : une nouvelle Terre, mais pas la première



Kepler-452b pourrait bien être une cousine éloignée de la Terre, a annoncé la NASA lors d’une conférence de presse tenue le 23 juillet. Découverte par le télescope spatial Kepler, elle est située à 1400 années-lumière de la Terre. A la vitesse des vaisseaux actuels, il faudrait 300 milliards d’années pour la rejoindre.

Elle est 60 % plus large que notre Terre. Tout comme elle, cette exoplanète effectue un mouvement de révolution autour d’une étoile, mais en 385 jours contre 365 jours pour notre planète. Sa distance avec son étoile la situe dans la « zone de vie », soit ni trop près (trop chaud) ni trop loin (trop froid) pour accueillir des organismes vivants et de l’eau.

Asséchée par son étoile

Similaire à notre soleil, son étoile est aussi plus vieille de 1,5 milliard d’années et donc plus grosse, de 10% environ, et 20% plus brillante. Aussi, si Kepler-452b a pu un jour abriter la Vie avec un environnement aquatique, elle est aujourd’hui désertique, asséchée par la chaleur de son étoile.

Si sa composition n’a pas encore été déterminée, elle pourrait être de type rocheux. Cette Terre 2.0, comme s’avance à dire John Grunsfeld, administrateur associé de la Direction des missions scientifiques au siège social de la NASA à Washington, fait partie d’un groupe de 521 nouvelles exoplanètes découvertes. Depuis ses débuts, la Mission Kepler en a repéré 4696.

Kepler-452b

En 2014, Kepler-186f

Kepler-452b n’est pas la première exoplanète a être éligible au titre de Terre. En 2014, la NASA avait annoncé la découverte de Kepler-186f à 490 années-lumière de chez nous. Elle disposait également de caractéristiques similaires à celles de la planète bleue. « Être dans une zone habitable ne veut pas dire que la planète est habitable. La température sur la planète dépend fortement du type d'atmosphère présent sur la planète. On peut imaginer Kepler-186f comme une cousine de la Terre plutôt que comme une jumelle », expliquait alors Thomas Barclay, chercheur à l'institut environnemental de Bay Area, en Californie.

De son côté le New York Times se fait l’écho des astronomes en précisant que « 10% des 200 milliards d’étoiles de la Voie lactée sont potentiellement des planètes habitables de la taille de la Terre, et Kepler-452b en fait probablement partie. Cela veut dire que, parmi les six-cents étoiles dans un rayon de trente années-lumière de la Terre, il y a environ soixante planètes potentielles demeures à extraterrestres qui pourraient être inspectées par la future génération de télescopes. »

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