Aura One : que vaut la liseuse étanche grand format de Kobo ?




Kobo simplifie ses gammes et se recentre à présent sur 3 modèles : la Kobo Touch sans éclairage en entrée de gamme, la Kobo Aura (Edition 2) de 6 pouces avec éclairage comme modèle central et enfin la Kobo Aura One, un grand format étanche destiné à ceux qui sont prêts à débourser 230 euros pour une liseuse. L’investissement en vaut-il la peine ?    


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Oui pour le format

S’ils présentent l’inconvénient d’être plus encombrants que le modèle 6 pouces classique qui se glisse partout, il faut reconnaitre que les 7,8 pouces de la Kobo Aura One apportent un grand confort de lecture. Le revêtement arrière, un plastique antidérapant, rend la prise en main très agréable. Avec une épaisseur de 6,9 mm seulement, la Kobo Aura se révèle même plus fine que le Kindle Paperwhite d'Amazon, par exemple.

L’Aura One est aux liseuses ce que le grand format papier est aux nouveautés littéraires. Certes, c’est un peu plus lourd (230 g soit 50 g de plus que la Kobo Glo HD de 6 pouces), un peu plus cher, mais c’est aussi plus agréable !

Et si la Kobo Aura n’est pas plus adaptée que ses concurrentes pour la lecture de bande-dessinée, en revanche elle conviendra parfaitement à la lecture de Mangas.

Oui, pour l’écran et la gestion de la luminosité

Kobo, avec la Kobo Glo HD, avait déjà démontré sa capacité à proposer une excellente qualité d’écran : les pages arborent un blanc impeccable, les caractères (grâce à une a résolution de 300 ppp) sont très nets et la diffusion de la lumière irréprochable.

Petite nouveauté, l’arrivée de la « lumière naturelle » qui permet de s’affranchir de la fameuse lumière bleue qui a la mauvaise réputation de nuire au repos des yeux et de perturber le sommeil. Le réglage s’effectue manuellement ou automatiquement. Corolaire de cette extraction du bleu, toutes les pages oscillent entre rose et orange... A vous de voir.

Signalons également la possibilité de régler à la volée pendant sa lecture la luminosité avec une simple pression du doigt sur le côté gauche de haut en bas de l’écran. Un raccourci malin qui permet d’optimiser la lumière sans avoir à entrer dans les réglages.    

Non, pour des performances toujours à la traine

Pour peu que vous ayez entamé la lecture d’un livre volumineux (c’est-à-dire qui avoisine les 1 Mo ou qui dépasse les 800 pages au format papier), changer la taille des caractères, par exemple, demandera plusieurs secondes. De même un changement de page n’est pas totalement fluide. Cela reste l’un des principaux défauts des Kobo comparées notamment aux Kindle. Rien de rédhibitoire, mais on aurait préféré un processeur plus puissant plutôt que l’étanchéité.

Oui et non pour l’étanchéité

La Kobo Aura One ajoute parfois à son nom le « H2O » signifiant qu’elle est étanche. Une caractéristique qui peut sembler superflue. Par nature, les liseuses (sans distinction de marque) sont plutôt résistantes et supportent sans problème des séjours prolongés à la plage. Bien sûr si vous la faites tomber dans l’eau ou renversez un liquide dessus mieux vaut disposer d’un modèle étanche. Et même si Kobo a corrigé les problèmes de réactivité du tactile qu’imposaient les premiers modèles étanches comme la Kobo Aura H2O, on peut s’interroger sur la pertinence de cette caractéristique. On aurait préféré un prix plus bas plutôt qu'une résistance à l'eau. 

Non, pour les menus en cours de traduction...

Notre exemplaire de test pourrait bien sûr connaitre une mise à jour d’ici la sortie officielle du produit sur le marché. Si c’est le cas, nous modifierons bien entendu notre test. Mais en l’état comment ne pas tiquer lorsque vous entrez, par exemple, dans le module de recommandation de lecture. Afin de cibler vos goûts, vous devez répondre à des questions comme : « Quel livre aimeriez-vous lire sans jamais l’avoir fait ? ». On n’est toujours pas sûr d’avoir trouvé la réponse... On enchaine avec « Quel livre vous a vraiment poussé à la réflection ». Dans le cas de Kobo ce n’est visiblement pas le Petit Larousse. Arrêtons là le mauvais esprit. Mais on ne peut que regretter la présence de fautes d’orthographe ici et là et de menus pas clairs à force de traductions hasardeuses de la part de nos amis canadiens anglophones.

Oui, pour la simplicité

Une fois le vocabulaire parfois inadapté assimilé, on se retrouve facilement dans l’interface proposée par Kobo. Les réglages sont intuitifs, l’achat de livres se déroule sans heurts, l’ajout de livres (libres de droits, bien sûr) en dehors des boutiques classiques s’effectue par simple glisser-déposer sur l’icône qui apparaît tel un disque dur sur son PC/Mac. Les principaux formats de fichiers sont reconnus, aucun des services attendus sur une liseuse ne manque à l’appel (dictionnaires, prise de note...) et le toujours ludique module de statistiques est présent. Connaitre le nombre de pages lues par heure ou le nombre de livres finis à la fin de l’année n’a bien sûr rien de crucial, mais c’est amusant !