Vers une législation internationale d’Internet ?

La législation sur Internet, très floue dès lors qu’il s’agit de problème concernant plusieurs nationalités, est un problème sur lequel le Royaume-Uni se penche de plus en plus. En effet, la récente affaire de la censure d’une pochette d’album sur Wikipédia sur tout le territoire britannique (voir Scorpions censuré sur Wikipédia) fait ressortir la question d’une législation internationale du Web.

Le gouvernement britannique veut légiférer

C’est durant ce mois de décembre que le British Internet Watch Foundation s’est illustré, censurant sur tout le territoire britannique le visuel de la pochette originale de l’album Virgin Killer, du groupe Scorpions, accessible publiquement sur Wikipédia. Cette pochette, qui affiche une jeune fille de 10 ans entièrement nue et qui avait déjà créé la controverse lors de son apparition dans les années 70, a été jugée “potentiellement illégale” selon les lois britanniques. Même si elle a depuis été débloquée et est de nouveau accessible par nos voisins anglais, cette affaire est l’occasion d’ouvrir un débat sur la législation dont Internet doit ou devrait faire l’objet.

« Plus nous recherchons des solutions internationales, plus ces dernières seront normalisées à l’échelle de l’industrie entière », a expliqué le ministre de la culture britannique Andy Burnham au quotidien local le Daily Telegraph. Il a également indiqué que son ministère va engager prochainement des négociations avec l’administration de Barack Obama dans le but de mettre en place un certain nombre de règles, qui auront ainsi vocation à devenir des lois internationales, du moins pour les pages en langue anglaise. « Si l’on revient sur les fondateurs de l’Internet, ils parlaient franchement d’un espace sur lequel les gouvernements n’auraient pas la main mise. Je pense sérieusement qu’il est temps de revoir ces choses maintenant », a-t-il ajouté. « Il ne s’agit pas d’une campagne contre la liberté d’expression, mais l’intérêt public est plus large et il y a donc plus de gens qui pourraient être touchés. Nous devons déterminer plus précisément où se trouve l’intérêt du public et le positionner de manière claire ».

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5 commentaires
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  • Anonyme
    encore une belle tete de vainqueur ...
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  • aviat17
    Encore un jeune loup au dents longues qui voudrait bien que l'on retienne son NOM quant il n'existera plus.
    Et il serait effectivement bien que l'internet ne devienne pas un outil exclusif des Dirigeants de ce monde. Attention aux dérives...
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  • Refhi
    Inapplicable en pratique : il existe des paradis financiers qui échappent aux lois internationales.

    Il existe déjà des paradis numériques, et je pense qu'il continuera d'en exister, ce qui suffira pour déjouer pas mal de législation numérique. Il suffira simplement aux contrevenant d'aller mettre leurs serveurs là-bas.
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