Des chercheurs veulent transformer la lune en détecteur de rayons cosmiques

Des chercheurs de l’université de Southampton envisagent d’utiliser la lune à des fins scientifiques. À part illuminer le ciel nocturne, ce satellite naturel de la Terre pourrait servir de détecteur de rayons cosmiques d’ultra-haute énergie, les particules les plus énergétiques de l’univers.

Jusqu’ici, l’origine de ces particules (des protons pour la plupart) reste un mystère en astrophysique. Et pour cause, elles sont extrêmement rares et les scientifiques ne sont pas encore en mesure de déterminer leur direction initiale de l’espace. Le concept imaginé par l’équipe du Dr Justin Bray espère ainsi l’élucider en augmentant les chances de les repérer. Et pour ça, l’idée consiste à utiliser la lune comme un détecteur de rayons cosmiques, en complément à un réseau de radiotélescope baptisé SKA, implanté sur Terre. De cette manière, les chercheurs pourront détecter les signaux radio provoqués par ces particules très haute énergie sur la surface lunaire.

Le SKA est en cours de construction et sa finition est prévue vers le courant de 2020. Présenté comme le plus sensible des radiotélescopes jamais conçus, il sera 10 fois plus grand que l'Observatoire Pierre Auger, le plus grand détecteur de rayons cosmiques du moment, installé en Argentine.


Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
1 commentaire