Mad Max Fury Road : la Geek Critique

Le pitch : Max Rockatansky continue son périple dans le désert d’une Australie post-apocalyptique lorsqu’il est capturé par une secte asservie par un certain Immortan Joe. Malgré lui, il va assister à l’évasion des femmes du leader et va tout faire pour les aider dans leur quête de la liberté et d’une région où l’eau coule à flots. Une évasion qui ne sera pas sans tumultes, le groupe étant poursuivi par l’armée d’Immortan Joe et de trois de ses alliés.

4 raisons d’aller voir (ou pas) Mad Max Fury Road

Après près de 20 ans de développement, le réalisateur George Miller est enfin de retour sur la franchise qui l’a fait connaître. Cette fois ce n’est plus Mel Gibson qui campe ce fou de Max Rockatansky, mais le Britannique Tom Hardy (The Dark Knight Rises, Inception, Warrior). Mais le film est-il à la hauteur de toute cette attente ?

1 – Pour ses courses-poursuites endiablées

Un film Mad Max, c’est avant tout de l’action. Les dialogues ne sont pas nécessaires quand l’essentiel du film se construit dans la montée de la tension, les courses-poursuites, les explosions, le tout pour mieux servir une intrigue somme toute classique. Fury Road ne déroge pas à la règle et les amateurs de grosses voitures, de feu, d’explosion et de cascades en ont pour leurs frais. Seules les scènes d’exposition se déroulent au calme, à un endroit fixe. Au bout d’une vingtaine de minutes, les véhicules quittent la base et c’est une déferlante de poursuite quasiment sans relâche pendant tout le reste du film. Un tour de force d’autant plus impressionnant que le long-métrage réussit à rester parfaitement rythmé, avec quelques temps morts, toujours sur la route, simplement pour relâcher la pression le temps d’une poignée de minutes.

2- Pour ses effets visuels bluffants

Depuis le premier volet sorti en 1979, la série Mad Max n’a eu de cesse de faire de plus en plus grand. Dès le second volet, le budget a été multiplié par 10, passant de 400 000 à 4 millions de dollars australiens. Un montant qui grimpera à 12 millions pour le troisième film et culminerait, pour ce dernier volet, à 150 millions de dollars américains (186 millions de dollars australiens). Autant dire qu’avec un tel budget, l’amélioration des équipements de tournage, l’arrivée du numérique et le perfectionnement des effets spéciaux, Mad Max Fury Road en met plein les mirettes. On est loin des villes en carton-pâte du premier volet. Les véhicules semblent tous vivants, dégénérés, à l’image de celui en tête des poursuivants, avec une guitare lance-flamme et un groupe de batteurs tapant en rythme. Mention particulière à la quasi-absence d’effets numériques, utilisés pour une seule séquence du film, lors de la tempête de sable.

3 – Pour sa revisite de l’univers de Mad Max

Si le pétrole était au cœur de l’enjeu des premiers films Mad Max, c’est cette fois l’eau qui prend sa place. Max n’est plus dans une recherche effrénée du pétrole ou de l’essence comme c’était le cas dans le second volet, mais dans celle de l’eau. La secte qui l’a capturé bénéficie en effet d’une abondante nappe d’eau que son chef met à la disposition de ses ouailles de manière très ponctuelle. L’eau devient alors le nerf de la guerre pour pouvoir vivre sainement et éviter les maladies dégénératives, au cœur de l’intrigue de la secte. Le film se montre encore plus insistant dans la thématique écologique avec une quête du paradis perdu et d’une oasis de bonheur que les femmes accompagnant Max vont rechercher durant tout le long-métrage.

4 – Pour la mise en avant de personnages féminins forts

S’il y a bien une leçon à tirer de ce quatrième volet, c’est qu’il n’est pas si difficile que ça de porter à l’écran des personnages féminins plus épais que du papier à cigarette. Dans la plupart des blockbusters, les femmes ne sont présentes que comme faire-valoir du héros masculin. Dans Fury Road, George Miller prend quasiment une approche inverse. Ici, c’est bien Max Rockatansky qui est là pour aider les femmes qu’il accompagne malgré lui. Le personnage principal du film, ça n’est pas lui, mais bien l’Impératrice Furiosa, incarnée par l’excellente Charlize Theron. Max n’a pas son mot à dire dans le déroulé des événements, il ne fait qui suivre le plan de la guerrière afin de sauver sa peau et d’aider les femmes d’Immortan Joe. Peu à peu, le film va dérouler toute une galerie de personnages féminins tous plus différents les uns que les autres. Des personnages crédibles et efficaces avant tout parce que ce sont des personnages bien écrits et non pas de simples faire-valoir. 

Mad Max Fury Road - Bande Annonce Officielle 4

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