Seule en justice contre les majors

Infos-du-Net.comLes histoires à propos d’erreurs judiciaires concernant des poursuites pour téléchargement illégal commencent à se faire de plus en plus entendre.
Il y a quelques semaines, au mois d’octobre plus précisément, nous entendions parler de Mme Tanya Andersen, 42 ans, handicapée et mère d’une fille de 8 ans, qui se défendait de l’accusation portant sur elle, affirmant qu’elle aurait téléchargé illégalement de la musique (se reporter à notre actualité intitulée "La RIAA poursuivie en justice : le retour du bâton").
L’intéressée affirmait pour sa défense ne jamais avoir téléchargé de musique sur les réseaux Peer to Peer.
Ce mois-ci, un internaute américain se voyait accusé à tord d’avoir uploadé un film, se voyant demander la somme de 100 000$ par la Paramount, major du film américain (voir notre actualitée intitulée "Accusé à tord d'avoir uploadé un film").
Aujourd’hui, c’est à un cas bien similaire que nous avons à faire, puisqu’une mère de famille voit à son tour les choses défiler trop vite pour elle, se retrouvant en justice pour des échanges sur Internet qu’elle affirme ne pas avoir commis, mais sans avocat ni preuve de son innocence...

Pas de bras, pas de chocolat

Patricia Santangelo se retrouve elle aussi dans un position très délicate, puisqu’elle se voit accusée d’avoir à plusieurs reprises échangé des musiques sur les réseaux Peer to Peer.
Bien qu’elle affirme n’avoir jamais téléchargé de musique sur Internet, la plainte est bien là, et les majors ont pris soin d’inspecter l’ordinateur de l’accusée pour apporter des preuves à leurs accusations.
Cependant, le juge a lui-même reconnu que Mme Santangelo, qui ne sait même pas faire la différence entre Kazaa et kazoo (un petit sifflet), est plus que novice en informatique et qu’elle a déjà du mal à télécharger ses propres e-mails sur son ordinateur, alors pour ce qui est de télécharger de la musique...
Seulement, cette mère de famille, qui a plusieurs enfants à charge, ne peut pas s’offrir les services d’un avocat et va donc devoir se défendre seule en justice contre les énormes dents des majors.
Si une solution plus simple consistait à accepter l’accord proposé systématiquement par la RIAA aux accusés, permettant à ces derniers de régler le problème financièrement sans poursuites judiciaires, Mme Santangelo refuse de "signer quelque chose disant que j’accepte de ne plus faire une chose que je n’ai jamais faite".
Concernant les téléchargements qui ont effectivement eu lieu sur l’ordinateur, il semblerait que ces derniers soient l’oeuvre d’un ami des enfants de l’accusée, reste maintenant à savoir si c’est bien cette dernière qui doit en être tenue responsable.
Une nouvelle histoire qui ne manquera donc pas de mettre à jour le côté ridicule de ces nombreuses poursuites engagées par la RIAA qui, si celles-ci sont engagées pour défendre leurs intérêts et celui des artistes, arrive parfois à rendre la vie d’autres personnes plus difficile qu’elle ne l’était déjà.

Source : AP