Manifestation contre l’interdiction des avertisseurs de radars

Suite à l’annonce du gouvernement hier concernant l’interdiction des avertisseurs de radars, les trois principaux acteurs français du marché ont tenu ce matin une conférence de presse commune où ils appellent leurs utilisateurs à manifester leur mécontentement.

« Il s’agit de dénoncer une décision injuste, injustifiée et aveugle. Les 4,7 millions d’utilisateurs d’avertisseurs de radars ne sont pas des délinquants ». Dès l’introduction de la conférence, le ton était donné : les trois constructeurs français d’avertisseurs de radars (Coyote, Inforad et Wikango) se placent comme les représentants des « chauffeurs de taxis, chauffeurs routiers, motards, artisans ou simples particuliers qui vont subir la décision du gouvernement pour qui le permis de conduire est souvent synonyme de permis de travail ».

Pour se faire entendre, les trois sociétés se sont regroupées au sein de l’AFFTAC (Association française des fournisseurs et utilisateurs de technologies d’aide à la conduite) et appellent leurs utilisateurs à manifester le mercredi 18 mai à 13 heures dans les villes de Lille, Bordeaux, Lyon, Marseille et Paris. Une campagne de communication sera relayée dans ce sens dès lundi dans la presse quotidienne nationale. Leurs utilisateurs seront également prévenus par le biais de leurs appareils.

Plus de sureté grâce aux avertisseurs selon l'AFFTAC

L’association compte bien faire valoir les avantages apportés selon elle par les avertisseurs de radars : « information en temps réel des conducteurs sur la limite de vitesse à respecter, accroissement de la vigilance de chaque conducteur et anticipation des zones de ralentissement et de freinages brutaux ».

Les trois sociétés représentées par l’AFFTAC ont été stupéfaites par l’annonce unilatérale du gouvernement d’interdire les avertisseurs de radars faite hier. Elles entendent ainsi protéger également les 2000 à 2500 emplois directs ou indirects générés par leur activité. L’association veut désormais rencontrer le gouvernement pour lui exposer ces faits et le sensibiliser au fait que les avertisseurs de radars sont tout à fait compatibles avec le label de « voiture sûre » que veulent apposer les pouvoirs publics sur certains véhicules.

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