La mémoire de nos ordinateurs pourrait passer à la vitesse lumière

GST au microscope.GST au microscope.À l’Université d’Oxford, on a trouvé le moyen de supprimer le goulet d’étranglement situé entre la mémoire et le processeur, cause des ralentissements de nos ordinateurs, smartphones ou tablettes.

La solution est simple : on ne corrige plus, on n’améliore plus, on change de technique. Aujourd’hui encore, des impulsions électriques régissent des successions de 0 et de 1, langage primaire de l’informatique. Sous la houlette du professeur Harish Bhaskaran, les chercheurs d’Oxford ont mis au point un nouveau procédé basé sur la lumière et aux applications démultipliées.

Le photon, plus discipliné que l'électron

Comme nous l’enseignent les lois de la physique, un photon est une particule lumineuse disciplinée qui file à la vitesse de la lumière sans anicroche. Ce n’est pas le cas des électrons qui se bousculent et se ralentissent. Un problème se présentait jusqu’alors. La mémoire photonique est volatile, contrairement à la mémoire électronique. C’est là qu’interviennent les cerveaux des chercheurs d’Oxford.

Au lieu d’utiliser du silicium, ils se sont tournés vers le GST (Germanium, Antimoine, Tellure), matériau utilisé dans la conception des disques réinscriptibles. Il présente l’avantage de pouvoir se déformer aussi bien par l’action de photons que d’électrons. De plus, le GST est capable de tenir son état durant des dizaines d’années.

Des calculs dans la mémoire

Mais les chercheurs ne s’arrêtent pas là. Au cours de leurs travaux, ils se sont également aperçus qu’il était possible de lire et d’écrire simultanément sur du GST en y envoyant des longueurs d’onde différentes. Dernier point et non des moindres, il serait aussi possible d’effectuer des calculs à l’intérieur même de la mémoire, et ainsi de soulager le processeur. Pour ce faire, il suffirait de faire varier l’intensité des impulsions photoniques lors du bombardement du GST. Le matériau pourrait ainsi atteindre de multiples déformations intermédiaires. Reste désormais à inscrire cette nouvelle technologie dans l’informatique quotidienne et adapter cette structure lumineuse aux systèmes électroniques afin d’obtenir une parfaite compatibilité.

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