Microsoft Surface 3 : première prise en main

La tablette « bon marché » de Microsoft fait son grand retour. Si la Surface 3 se dote d’un stylet et d’une taille d’écran légèrement supérieure à celle qu’on a pu connaître avec les deux premiers modèles, elle bénéficie surtout d’un atout de taille : elle fonctionne sous Windows 8.1. Au revoir Windows RT, bonjour la compatibilité avec la complète logithèque Windows ! Et par chance, nous avons eu l'opportunité de prendre en main la tablette.

Un stylet compatible toutes versions

Première nouveauté de la tablette : la Surface 3 est la plus fine de tous les modèles créés jusqu’à présent par Microsoft, puisqu’elle ne mesure que 8,7 mm d’épaisseur et ne pèse que 622 grammes. Son look a également été revu et corrigé, et adopte en fait le même que celui de la Surface Pro 3 avec son boîtier en magnésium gris.
La tablette profite par ailleurs d’un écran 10,8", là où celui des Surface 1 et 2 mesurait 10,6". Si la différence n'est pas flagrante, l’appareil passe néanmoins d’un affichage en 16:9 à celui en 3:2. Il y gagne en définition, puisque la Surface 3 est capable de gérer 1920 x 1280 pixels (contre 1920 x 1080 pour la Surface 2 et 1366 x 768 pour la toute première Surface RT).
Autre nouveauté : son stylet (en option), le même que celui de la Surface Pro 3. C’est plutôt une excellente nouvelle, car il s’agit d’un accessoire qui manquait aux précédents modèles. On peut donc prendre des notes à la volée ou faire des petits croquis dans OneNote, ou élaborer des dessins plus complexes dans PhotoShop ou Illustrator. Pour l’occasion, il est même possible de choisir le coloris de l’accessoire.
Le pied de la première Surface ne pouvait être réglé que dans une unique position. Celui de la Surface 2 avait connu une petite amélioration, puisqu’on pouvait le régler dans 2 positions… et c’est donc en toute logique que le pivot de la Surface 3 profite de 3 positions. Et pour les plus casse-cou, il est possible d'appuyer fortement sur la tablette sans que le pivot ne se casse. Dans ce cas, le pieds se « déclipse » et se remet en place aussi sec. Enfin, en termes de connectique, on profite d’un port USB 3.0, d’une sortie vidéo mini-display, du support Wi-Fi (802.11 a/b/g/n/ac) et du Bluetooth 4.0.

Un « vrai » Windows à l’intérieur

Voilà pour la partie pratique/esthétique. Côté matériel, c’est un Atom x7-Z8700 Quadricore 1,6 GHz qui fait palpiter la tablette. Le processeur fait partie de la toute génération des Atom et a été présenté il y a quelques semaines seulement par Intel. Mine de rien, Microsoft fait donc l’impasse sur les processeurs ARM en revenant dans le giron des PC classiques (x32 et x64), ce qui assure à la tablette une totale compatibilité avec la logithèque Windows. Voilà le gros reproche que l’on pouvait faire à l’égard des Surface 1 et 2 balayé d’un seul coup. En termes de stockage et de mémoire, on a droit à une édition équipée de 64 Go de SSD et de 2 Go de RAM, et d’une autre nantie de 128 Go de SSD et de 4 Go de RAM. Mais comme l’appareil dispose également d’un lecteur de carte microSD, on peut facilement étendre la capacité de stockage de l’appareil de 128 Go pour une cinquantaine d’euros environ.
Autre bon point : la tablette se décline en deux modèles 4G. Il s’agit d’une option bienvenue, dont profitait déjà la Surface 2 (en option, toujours). Enfin, dernière bonne nouvelle : cette nouvelle surface s’alimente à l’aide d’un câble classique Micro USB. Exit le port propriétaire aimanté qui des Surface et Surface Pro. Le revers de la médaille, c’est que, contrairement aux Surface Pro, on ne peut pluss utiliser le port aimanté d’alimentation pour poser son stylet.
Microsoft annonce 10 heures d’autonomie pour la Surface 3, ce qui est une bonne moyenne, mais mérite bien évidemment d'être vérifié.

Différents modèles disponibles, mais livrés sans accessoires

Nous avons ouvert cet article en insistant sur le côté « bon marché » de la tablette. C’était ironique : car la Surface 3 a un prix qui risque d’en énerver plus d’un. La tablette est en effet vendue 599 euros dans sa version 64 GO de SSD et 2 GO de RAM. Pour l’édition 128 Go / 4 Go, il faudra compter 719 euros. Ces deux éditions seront vendues « nues ». Il faudra ajouter 49,90 euros pour acquérir un stylet, et 149 euros pour la Type Cover. A ce sujet, notez que la Touch Cover n’existe plus, mais qu’il est parfaitement envisageable d’utiliser un modèle dédié aux Surface 1 ou 2 (même si l’ancienne cover n’est pas adaptée en taille, sa connectique reste compatible). Enfin, il sera également possible d’adjoindre à l’appareil une station d'accueil, inspiré de celui de la Surface Pro 3 (ports USB en pagaille, entrée Gigabit Ethernet, sortie vidéo, entrée et sortie audio…), laquelle vaut 229 euros.

Et dans les faits, ça vaut quoi ?

Nous avons eu l'occasion de « jouer » une bonne de vingtaine de minutes avec la Surface 3 lors d’une présentation organisée par Microsoft. Il est vrai que la tablette est moins encombrante que la Surface Pro 3, qu’elle est assez légère, qu’elle ne chauffe pas (du moins lors de nos rapides tests), et qu’elle ne fait pas de bruit, puisqu'elle est fanless. En outre, son pied déclipsable semble à toute épreuve. Nous avons éprouvé à une dizaine de reprises la solidité du pivot, qui n'a jamais faibli et s'est systématiquement repositionné après avoir appuyé fortement sur la tablette afin de le faire céder. Le stylet réagit parfaitement, et c’est bien normal, puisqu’il hérite de la technologique de la Surface Pro 3, laquelle était déjà très bonne. Et surtout, quel plaisir de profiter enfin d’une tablette compatible avec les logiciels Windows classiques, et de ne pas devoir se cantonner aux applications du Windows Store. Bref, le bilan est plutôt positif pour l'instant. Reste un inconvénient majeur : le prix. Le positionnement de l'appareil est assez étrange, car en face, la concurrence est rude, entre iPad Air 2 et autres Nexus 9.
Au final, la tablette pourra donc sembler un peu chère, d’autant que, contrairement aux Surface 1 et 2, on ne bénéficie plus d’un accès totalement gratuit à la  suite Office, offre remplacée par un abonnement à Office 365 d’un an. Il faudra attendre les premiers tests de son nouveau processeur pour estimer si la tablette est capable de tenir à la dragée haute à l’iPad Air 2. La tablette pourra être précommandée dès le 1er avril, et sera livrée à partir du 7 mai en France.

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