"Kill Switch", la fonction qui permet de tuer un smartphone fait débat

Les smartphones récents proposent toute une panoplie d’options afin d’éviter qu’un téléphone perdu ou volé puisse être utilisé à mauvais escient. Mais cette fonction baptisée « kill switch » fait encore débat dans certains pays comme la Corée du Sud, qui vient juste de l’adopter, ou les États-Unis, qui pourraient ne rien décider avant 2015.

La Corée du Sud vient de reconnaître la nécessité d’une telle fonction sur les téléphones de ses citoyens, en la rendant obligatoire cette semaine. Concrètement, tous les téléphones vendus dans le pays devront offrir la possibilité à l’utilisateur de désactiver son téléphone à distance en cas de perte ou de vol. La situation est plus délicate aux États-Unis. La plupart des constructeurs comme Apple, Google, Microsoft, Samsung, Nokia, HTC ou Huawei la proposent déjà, de même que les principaux opérateurs du pays, à savoir Sprint, AT&T, T-Mobile, Verizon et US Cellular. Le kill switch est en effet un outil principalement destiné à dissuader le vol, le téléphone pouvant être rendu inutilisable très simplement, mais cela pose un autre problème pour les opérateurs américains : si le risque de vol n’est plus autant un problème qu’avant, la vente des assurances liées aux téléphones neufs s’en ressentira forcément.

Selon une étude publiée en mars par ITWorld, ce genre de technologie pourrait représenter une économie de 2,6 milliards de dollars par an en assurances et divers services, c’est à dire un manque à gagner équivalent pour les opérateurs et revendeurs. Les USA devraient néanmoins rendre le kill switch obligatoire d’ici 2015.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire