Mousetrap, ou comment Europol traque les cybercriminels

L’opération « Mousetrap » (piège à souris) ne vous dit peut-être rien, mais il s’agit pourtant d’une importante opération policière lancée sur Internet, afin de traquer les « petits » criminels à travers l’Europe. Une opération d’envergure, donc, qui a déjà permis d’arrêter une quinzaine de suspects.

L’opération a été dévoilée cette semaine par Europol, et est assez particulière, puisqu’elle ne cible pas d’importants cybercriminels, mais plutôt « des adolescents et des jeunes adultes, des débutants » selon Éric Freyssinet, directeur de la cellule cybercrime de la gendarmerie nationale. Le but est donc d’arrêter ces débutants avant qu’ils commettent des crimes graves, mais aussi pour les protéger de leurs propres actes. La plupart utilisent généralement des outils prêts à l’emploi, qui permettent par exemple de s’introduire sur différents services ou de voler des données. Mais il n’est pas rare que ces outils contiennent eux-mêmes un code malveillant qui peut se retourner contre son utilisateur, et en faire une victime.

« Souvent, ces kits sont achetés pour quelques dizaines d’euros. L’usage de ces outils va de l’immixtion dans la vie privée en allumant la webcam ou en fouillant dans les documents personnels, par exemple, à du détournement de données bancaires en s’attaquant au compte Paypal ou au numéro de carte bancaire », explique Éric Freyssinet. Outre la France et la Roumanie, qui dirigent l’essentiel des opérations, plusieurs pays européens sont impliqués, dont le Royaume-Uni, la Lettonie, l’Estonie, l’Italie ou encore la Norvège, qui n’est pas membre de l’UE mais a un accord de coopération avec Europol.

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