Justice : MySpace attaqué dans une affaire de viol

logo myspaceQuatre familles ont assigné le précurseur des réseaux sociaux pour « négligence, imprudence » suite à l’agression sexuelle de leurs cinq filles, aujourd’hui toutes âgées de 15 ans ou moins. Le site a servi de médium pour la rencontre des agresseurs majeurs et des victimes, étant ainsi presque considéré comme complice selon les plaignantes : « MySpace n’a pas pris les mesures nécessaires à temps pour rendre son réseau social plus sûr. »

Un outil de contrôle existe pour interdire les rencontres majeurs/mineurs directes, mais il est basé sur l’age renseigné par les utilisateurs, un système qui trouve vite sa limite. Cependant peut-on justifier une vérification plus poussée des profils sans mettre à mal le principe même de ce genre de site dont l’intérêt réside dans une certaine forme d’anonymat et de découverte ? En tout cas c’est bien ce que les avocats de la partie civile suggèrent.

Même si le préjudice odieux qu’ont subi ces jeunes filles fait logiquement réagir vivement les justices et les familles, renvoyer la faute vers les moyens d’action et non les parents est une vision très partiale de la responsabilité. Le manager de la sécurité de MySpace, Hemanshu Nigam, abonde évidemment dans ce sens : « Nous encourageons tout le monde à appliquer les leçons de bons sens de la vie hors ligne à leurs expériences sur le réseau et engageons les familles à dialoguer sur ce que sont les pratiques intelligentes du Web ». Et d’arguer que le système de contrôle Zephir, programme de contrôle parental bientôt gratuitement proposé, s’ajoutera dorénavant au dispositif de prévention.

A juste titre, un des avocats rétorque que « c’est une réponse inefficace à un danger grandissant pour les enfants. Ce logiciel ne fait rien pour stopper les prédateurs. (...) Les enfants peuvent détourner les protections du logiciel en se connectant hors de la maison ». En revanche personne ne pose la question de savoir pourquoi ces enfants iraient ainsi se connecter : le fossé entre pallier et résoudre le problème reste toujours béant. Plusieurs millions de dollars de dommages et intérêts réclamés à MySpace sont dans la balance, un facteur économique loin d’être sans influence sur la détermination des deux partis.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
16 commentaires
    Votre commentaire
  • Kenelm
    Ahlala... Tiens bah d'ailleurs... Y'en a pas qui voudraient me rencontrer IRL ? Je suis une petite fille innocente, et je veux juste me faire des amies :D
    0
  • trattos
    C'est n'importe quoi d'attaquer MySpace, entre toutes les gamines de 13 piges qui s'exhibent et marquent qu'elles ont 18 ans... MySpace ne peut rien faire, a part exiger une photocopie de la carte d'identité faxée et signée des parents pour les mineurs lol.
    0
  • wighie
    Citation:
    Même si le préjudicie odieux qu’ont subi ces jeunes filles fait logiquement réagir vivement les justices et les familles, renvoyer la faute vers les moyens d’actions et non les parents est une vision très partiale de la responsabilité

    Ce problème est plus large, la société veux des responsables à tous les problèmes.
    Un gamin pète les plombs et bute 3-4 personnes, et en plus il jouait à un FPS... C'est la faute des jeux video !!!
    Une personne décède d'une crise cardiaque suite à une anesthésie, c'est la faute du médecin qui pourtant n'a commis aucune erreur et ne pouvais en aucun cas prévoir le problème !
    Un violeur récidive à peine sortie de prison, c'est la faute des juges ! Ce dernier l'avait pourtant condamné à une peine de prison, et en plus le violeur l'avait accomplie...
    Un conducteur perd le contrôle de sa voiture et se plante dans un arbre et finis malheureusement handicapé à vie... c'est la faute des pouvoir public qui n'ont pas mis de casse vitesse, de panneau stop ou un simple feu...
    Ici, la question est et reste, la responsabilité des parents... la télévision ou Internet n'est pas une "garde" d'enfant. Le rôle de parent ne se limite pas à la procréation ou au paiement des factures. Les mêmes risques existent avec les SMS, les "tchat" sur les mobiles... et bien d'autre encore.
    En outre, je vois mal quel solution "technique" pourrait être apporté à ce type de problèmes. C'est comme pour les sites "adultes" qui ne font que prévenir du caractère "adulte" et au final n'empêche pas un gamin de tomber dessus !
    0