Vie extra-terrestre : la NASA va dévoiler ses découvertes

Les eaux du lac Mono riches en arsenicLes eaux du lac Mono riches en arsenicCe soir à 20 heures, la NASA annoncera lors d’une conférence de presse « pour discuter d’une découverte en astrobiologie qui aura des conséquences sur la recherche de preuves de vie extra-terrestre ».

Il n’en fallait pas plus pour que la blogosphère scientifique se jette à corps perdu dans des théories défendant l’annonce d’une vie extra-terrestre. Mais la réalité serait en fait toute différente selon certains journalistes spécialisés ayant lu en avant-première l’article de Science dans lequel sont publiées les découvertes de la NASA.

Plusieurs journaux britanniques ont finalement rompu l’embargo. Felisa Wolfe-Simon, qui participera à la conférence de presse présentera les conclusions de ses recherches sur le lac Mono situé à l'est du parc Yosemite (Etats-Unis). Celles-ci font état d’une bactérie y vivant dans des conditions extrêmes (riches en arsenic), ouvrant ainsi la voix à de nouvelles formes de vie possibles. 

L'arsenic ne serait plus un poison pour certaines bactéries

Dans la table périodique des éléments, l’arsenic est voisin du phosphore qui est essentiel dans plusieurs systèmes biologiques. Ainsi, l’ADN, mais aussi ATP, un carburant utile à la vie des cellules, utilisent le phosphore. Capable de se substituer au phosphore dans les réactions biochimiques au niveau des cellules, l’arsenic lui est quasi-similaire à un détail près : il est mortel.

Pourtant, des bactéries déjà découvertes sont capables de vivre dans un environnement riche en arsenic. Celles découvertes au lac Mono peuvent donc présenter deux nouveautés : soit vivre dans un milieu encore plus concentré en arsenic soit intégrer directement l’arsenic dans sa biochimie en lieu et place du phosphore. L’arsenic ne serait donc plus un poison pour elles, mais au contraire indispensable à leur survie.

Cela impliquerait plusieurs conséquences. Tout d’abord l’existence d’une « seconde biosphère » développée sur Terre en parallèle ou avant celle basée sur le phosphore. Ensuite cela élargirait considérablement le type d’environnements propices à la vie dans l’univers et prouverait que la vie peut naitre deux fois sur Terre et donc pourquoi pas sur une autre planète.

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