Ecoutes téléphoniques : la NSA attaquée par un juge américain

Ce lundi, la NSA s’est vue infliger un revers particulièrement cinglant par le juge Richard Leon d’un tribunal civil de Washington au sujet de son système de surveillance.

Depuis mi 2013, les révélations s’enchainent au sujet des méthodes de collecte de données de la NSA. Cette collecte de données s’est certes faite par le programme PRISM auprès des internautes non américains, mais les documents révélés par Edward Snowden montraient que les citoyens américains étaient également ciblés par des écoutes téléphoniques et la collecte des métadonnées de leurs appels.

Dans un jugement rendu ce lundi, Richard Leon a déclaré que ces écoutes allaient à l’encontre du quatrième amendement de la constitution américaine protégeant la vie privée. Il qualifie également ce programme de « quasi orwellien », en référence au roman 1984 de George Orwell. En conséquence, le juge interdit « au gouvernement de collecter les métadonnées téléphoniques des comptes Verizon de Larry Klayman et Charles Strange ».

Si cette décision allant vers une condamnation des pratiques de la NSA est la première du genre depuis le début des révélations d’Edward Snowden, elles ne concernent néanmoins que les écoutes téléphoniques des citoyens américains. La constitution américaine, utilisée dans le jugement de Richard Leon, n’a en effet pas vocation à défendre les populations d’autres États contre l’administration américaine.

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1 commentaire
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  • yt75
    En ce qui concerne les données personnelles, ne pas oublier les aspects simplement "normaux et commerciaux".

    Et s'il n’y a pas de fatalité technique à la goinfrerie actuelle d’informations personnelles, à l’utilisation de vrais noms plus ou moins imposée, geolocalisation à tout va, et aux grandes déclarations "la vie privée c'est terminé les cocos" etc, allant avec.

    Il y a par contre un vrai problème de structure, besoin d’un nouveau rôle, d’une « sphère privée »/compte pour les données clés, et séparation des rôles. Et clairement aucune loi uniquement « défensive sur l’existant » ne fonctionnera à ce sujet.

    Et strictement aucun besoin d'ID unique par utilisateur pour que les choses fonctionnent "sans friction", bien au contraire direction à éviter à tout prix.
    http://iiscn.wordpress.com/2011/06/29/idenum-une-mauvaise-idee/

    Mais après c’est sur, il y a aussi le dogme « tout gratuit, tout pub », et l’inversion quasi complète : les clients c’est les annonceurs, le produit les cervelles bien ciblées.
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