Angry Birds et Candy Crush sont-ils des repères de terroristes ? Peut-être selon la NSA

De nouvelles informations au sujet des méthodes d’espionnage de la NSA révèlent que l’agence de sécurité américaine utilise les données des applications des smartphones pour obtenir l’âge, la localisation ou l’orientation sexuelles des personnes ciblées.

Cela fait désormais plus de sept mois que les premières révélations d’Edward Snowden ont commencé. D’abord en révélant l’existence du programme Prism de la NSA et du FBI, puis en fournissant de nombreux documents classifiés pour alerter sur les intrusions dans la vie privée commises par l’agence américaine au nom de la sécurité. Ce mardi, ce sont le Guardian et le New York Times qui révèlent de nouvelles informations concernant les données espionnées par la NSA.

D’après des documents classifiés fournis par Edward Snowden, ancien prestataire de la NSA, l’agence américaine, et son homologue britannique, auraient accès aux données stockées par plusieurs dizaines d’applications pour smartphone comme Angry Birds. En interceptant les données émises par les applications pour smartphones et envoyées en ligne, les agences de renseignement peuvent alors obtenir de nombreuses informations personnelles comme le modèle du téléphone et la taille d’écran ou l’âge, le genre, la géolocalisation, voire même l’orientation sexuelle de la personne ciblée, en fonction des données fournies par l’utilisateur à l’application. « Une application citée dans les documents envoie même des préférences sexuelles spécifiques comme si l’utilisateur est, ou non, échangiste », explique le Guardian. On y apprend ainsi que, pour la NSA, le « scénario parfait », permettant d’obtenir les plus d’informations sur un utilisateur, est quand il « met en ligne une photo sur un site social avec un appareil mobile ».

Une interception au sein même du réseau mobile

Pour obtenir de telles informations, contrairement au programme Prism, la NSA et l’agence britannique n’accèdent pas directement aux serveurs des applications vers lesquels les informations sont stockées, parfois expurgées d’une bonne part des données, mais les interceptent directement sur le réseau au niveau des antennes. « Ces informations sont particulièrement utiles pour l’agence puisque les données sont souvent faiblement chiffrées sur de tels réseaux et qu’elles incluent des informations supplémentaires comme l’identifiant de l’appareil ou le numéro de téléphone », explique le Guardian.

Néanmoins, comme le précise le New York Times, « l’échelle et les spécificités techniques de l’acheminement des données ne sont pas claires ». Les documents révélés par Edward Snowden n’entrent en effet pas dans les détails et ne font que fixer des objectifs. Pour la NSA, interrogée par le Guardian, cette collecte d’informations ne touche que des « cibles valides de renseignements étrangers » et non pas des citoyens américains.

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