Comment la NSA espionne 70% des réseaux mobiles dans le monde

Le site The Intercept, fondé par les journalistes Glenn Greenwald et Laura Poitras, vient de dévoiler plusieurs documents expliquant comment la NSA a récupéré de nombreuses informations sur les différents opérateurs de téléphonie mobile dans le monde, afin d’intercepter les communications mobiles. Ces documents font partie de ceux diffusés par Edward Snowden, l’ancien agent de la NSA qui est à l’origine des révélations autour de PRISM.

Nommée « Auroragold », cette opération de la NSA a principalement consisté à traquer près de 1200 adresses mail de responsables d’opérateurs mobile dans le monde. Cela a permis à l’agence d’obtenir des information permettant de s’introduire dans ces réseaux téléphoniques, et ainsi intercepter des communications. En outre, sur les 985 opérateurs mobiles recensés dans le monde, ce sont 701 qui seraient concernés par cette surveillance accrue de l’agence américaine.

Le document explique ainsi comment la NSA s’informe des différentes failles présentes dans les systèmes de téléphonie, et de la manière de les exploiter pour écouter une conversation ou intercepter un message. On y découvre également que la NSA a étudié en détail la possibilité d’introduire des failles dans ces mêmes réseaux afin de les utiliser par la suite.

C’est ce dernier point qui pose un gros problème de sécurité pour Karsten Nohl, expert en sécurité mobile interrogé par The Intercept. Selon lui, « une fois que la NSA a introduit une faille, une vulnérabilité, il n’y a pas qu’eux qui peuvent l’exploiter ». Sous entendu : ces mêmes failles peuvent être découvertes et exploitées par des personnes aux intentions bien moins nobles qu’une agence gouvernementale disant oeuvrer pour la sécurité.

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