nVidia introduit le SLI sur les GeForce 6800

Nous vous avions déjà parlé dans cette actualité du Video Array d’Alienware. Cette fois, c’est nVidia lui-même qui nous annonce une solution SLI destinée à utiliser la puissance de calcul de deux 6800 Ultra ou deux 6800 GT dans une même configuration.


Physiquement, le système est assez proche des Voodoo 2 SLI puisqu’il utilise deux cartes (et non deux GPU sur une même carte) reliées entre elles par un connecteur SLI. Notez d’ailleurs que si l’on en croit les photos, les cartes actuelles ne seraient pas compatibles puisque ne présentant pas le connecteur nécessaire. Par ailleurs, la technologie autorisant le retour d’un tel procédé est le PCI Express, puisque deux ports de ce type seront nécessaires.


Techniquement, les algorithmes de répartition de la charge graphique ne ressemblent pas vraiment à ce qui a été utilisé jusqu’alors. En effet, le SLI de 3dfx faisait calculer à chaque carte une ligne sur deux de la résolution affichée. Pour être précis, il convient de rappeler que la Voodoo 5 fonctionnait sur le même principe mais en alternant non plus les lignes mais des bandes de lignes.

Dans le cas de l’AFR (incorporé sur les anciennes cartes MAXX d’ATI), ce n’était plus les lignes mais directement les images qui étaient alternées. Approche moins efficaces puisque la différence de charge de travail entre les deux GPU est alors potentiellement plus grande.

Dans le cas présent, nVidia a carrément choisi de couper l’image en deux (section horizontale), mais visiblement l’emplacement de cette séparation est variable et le système la redéfinit dynamiquement afin d’avoir une charge de travail similaire sur les deux cartes. D'ailleurs, notez que SLI ne veut plus dire Scan Line Interleave ici mais Scalable Link Interface.


D’après les chiffres communiqués par nVidia, les gains de performance sur des scènes très lourdes (GT2, GT3, GT4 de 3DMark03 en 1600*1200 Antialiasing 4X + Aniso 8X ; Unreal Engine 3 en 1024*768) atteignent jusqu’à 87 %, notamment du fait d’un fillrate doublé.

S’il convient de saluer l’arrivée de ce nouveau moyen d’obtenir des performances extrêmes, il faut également relativiser. A l’heure où l’on parle de démonstrations technologiques pour des cartes comme les X800 XT ou les 6800 Ultra, à qui se destinera cette solution qui nécessite deux cartes de ce type, une carte mère avec 2 ports PCI Express x16 (ou du moins un port X 16 et un port x4 comme sur la carte mère X6DA8-G de Supermicro) et une alimentation surpuissante ?