Onymous, la plus grande opération policière menée sur Internet

La fermeture du site Silk Road 2.0 fait partie d’une des plus vastes opérations de police jamais menée sur Internet. Nommée « Onymous », l’opération qui se cache derrière a mobilisé conjointement le FBI et Europol en coopération pendant plusieurs mois.

Forcément, l’arrestation de la tête pensante de Silk Road 2.0, Blake Benthall, a été l’événement le plus relayé, mais cette action du FBI a été coordonnée pour être menée exactement au même moment que plusieurs autres actions à travers le monde, dont l’Irlande, l’Angleterre, l’Allemagne, et même la France. En tout, ce sont pas moins de 17 arrestations qui ont eu lieu lors de cette opération, et plusieurs serveurs ont été saisis, dont deux en France.

The Silk Road 2.0 n’est pas le seul site illégal à avoir été fermé lors de cette opération, bien qu’il s’agit du plus important et sûrement du plus connu. En tout, ce sont une trentaine de sites qui ont été mis à mal par cette opération, un joli coup de filet, même s’il reste loin des 400 sites que les autorités américaines pensaient d’abord avoir fait tomber d’un coup.

Reste un détail qui ne manque pas de faire parler de lui : pendant que le FBI et Europol se pavanent fièrement en annonçant dans le Wall Street Journal que « vous n’êtes plus anonymes lorsque vous utilisez TOR », les responsables du TOR Project, censé garantir l’anonymat de ses utilisateurs, ne l’entendent évidemment pas de cette oreille. « Nous nous attendons à ce que, lorsque le temps sera venu de juger les 17 personnes qui ont été arrêtées, la police explique au juge comment les suspects sont devenus suspects, et qu’en marque de cette opération de justice, TOR puisse savoir s’il existe des failles de sécurité », déclarait un porte-parole du projet. Les autorités avaient en effet refusé d’expliquer la manière utilisée pour atteindre les internautes visés, expliquant qu’elles veulent « le reproduire encore, encore et encore ».

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