L'open source convoité

Infos-du-Net.comAprès le rachat d'Innobase, créateur d'InnoDB, l'un des moteurs de MySQL, Oracle vient d'acquérir Sleepycat, éditeur en charge de Berkeley DB. La société de Larry Ellison aurait aussi des projets similaires pour JBoss, créateur du premier serveur d'applications libre directement concurrent de celui d'Oracle, et sur MySQL lui-même. Il faut savoir que Berkeley DB, très utilisée dans le monde open source, est présente dans le serveur Web Apache, du serveur mails Sendmail ou encore la suite bureautique OpenOffice.org. Son absorbtion est donc très remarquée, et devrait servir à l'élargissement de la gamme d'Oracle notamment pour les périphériques réseaux ou les PDA. Une stratégie qui impacte sur l'ensemble du monde de l'open source.

Un petit village resiste encore et toujours

Tandis que la version 5 de MySQL se veut disponible le mois prochain, adoptant le langage SQL 2003, l'éditeur danois va devoir faire sans Innobase, son ancien principal partenaire. Pas d'affolement cependant selon Michael Carney, représentant français de "l'Ikea de la base de données" : « le contrat entre MySQL et Innobase court encore pendant 21 mois, une éternité dans le monde de l'open source. De plus, Charles Edwards, président d'Oracle, nous a affirmé son désir de continuer à travailler avec nous » . En effet, MySQL repose sur plusieurs moteurs transactionnels, mais ceux-ci étant disponibles selon les besoins des utilisateurs, son architecture reste flexible : « Nous recommandions Inno_DB en raison d'un partenariat avec son éditeur. Si celui-ci s'arrête, il nous reste BDB, le moteur open source de l'université de Berkeley et notre propre moteur, NDB, conçu pour fonctionner en cluster. » continue le porte-parole. En attendant Marten Mickos, le PDG de MySQL, reconnaît avoir refusé une offre d'achat d'Oracle la semaine précédente...

Ce petit déséquilibre rappelle qu'aucun modèle n'est inébranlable. Le libre a bâti sa réputation sur la possibilité de toujours disposer des outils quelque soit le devenir des entreprises éditrices, mais quid de l'évolution de tels outils s’ils sont rachetés par la concurrence ? Les précédentes versions restent bien sûr, protégées par leur licence, mais le développement futur est maintenant dépendant de la volonté du nouveau propriétaire. Il va falloir dans quelques années, au moment de se mettre à niveau avec la concurrence, choisir entre nouvelle migration, ou continuer en travaillant avec Oracle pour espérer une mise à jour. Une communauté va-t-elle reprendre le flambeau ou laisser le monopole à ce dernier ?

Source : 01net.com
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