Le mariage Orange - Bouygues Telecom ne se fera pas

C’est la fin d’un feuilleton qui aura duré près de trois mois et qui aurait pu changer le paysage des télécoms en France : l’opérateur historique Orange ne va pas racheter son concurrent Bouygues Télécom. Les deux groupes ont annoncé vendredi la fin des négociations et les raisons de cette rupture sont à trouver dans l’impossibilité pour les deux parties de tomber d’accord sur des détails cruciaux de l’un des principaux actionnaires d’Orange : l’État.

Si la principale demande de Martin Bouygues, à savoir une valorisation de son groupe à 10 milliards d’euros, semblait enfin actée, plusieurs exigences de l’État sont venues réduire en cendre les efforts des dernières semaines. L’Agence des participations de l’État a par exemple requis une interdiction pour Bouygues d’accéder au capital d’Orange pendant 7 ans, et a tenté de renégocier à la hausse le prix des actions Orange.

Des exigences que le patron de Bouygues n’a pu se résoudre à accepter, fermant la porte au grand découpage de la firme entre Orange, SFR et Free. Si les consommateurs peuvent s’en féliciter, l’opération se serait avérée particulièrement lucrative pour les trois opérateurs qui auraient bénéficié d’une hausse des marges du fait du passage de 4 à 3 opérateurs sur le marché. L’État aurait également été un grand gagnant, avec des recettes estimées à 1,3 milliard pour l’opération.

>>> Lire : Orange et Bouygues : un mariage en suspens

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