Orange s’intéresse de près à Bouygues Telecom

Le feuilleton des télécoms est reparti pour une saison. Après la vente de SFR, finalement accordée à Numéricable plutôt qu’à Bouygues Telecom, c’est la vente de ce dernier qui serait désormais sérieusement considérée. Depuis l’échec du rachat de SFR, malgré de nombreuses et solides propositions, Bouygues Telecom semble être l’opérateur le plus faible du marché. Face à lui, Orange conserve sa position de leader, SFR profite encore d’une base très confortable de client et Free Mobile avale les parts de marché à vitesse grand V, dont une bonne partie viennent précisément du troisième opérateur français (Bouygues).
Suite à cet échec, Bouygues aurait donc dans l’idée de se séparer de sa filiale de télécom. Début avril, des négociations auraient été menées avec Iliad, propriétaire de Free Mobile, mais la somme proposée par Xavier Niel n’a visiblement pas suffi à Martin Bouygues. Ce dernier en espérait 8 milliards d’euros, là son concurrent n’aurait été prêt à en poser que 5 sur la table.

Orange et Free, gagnants sur toute la ligne

Un autre acheteur serait alors envisagé, et pas n’importe lequel : Orange. Les deux sociétés seraient d’ailleurs déjà en discussion à en croire une information des Échos. Cela aurait pour effet de contenter de nombreux acteurs : les fervents défenseurs d’un marché du mobile à trois opérateurs plutôt qu’à quatre, mais également le gouvernement qui craint des licenciements chez Bouygues Telecom, le chiffre de 2 000 emplois ayant été brandi il y a quelques jours.

Lire : [MAJ] Mutualisation des réseaux Bouygues et SFR : c'est signé !

Le grand gagnant serait bien sûr Orange, qui serait conforté dans sa position de leader sur un marché limité. Mais il ne faut pas non plus oublier les conséquences, profitables, sur Free Mobile. Le jeune opérateur finirait ainsi par obtenir le « gros lot », à savoir un réseau complet et clé en main, en l’occurrence celui de Bouygues Telecom, dans les mêmes termes discutés lors de la proposition de rachat SFR : une cession des 15 000 antennes et de ses fréquences contre 1,8 milliard d’euros. Une somme particulièrement attractive puisqu’elle ne représente « qu’à peine » plus de deux années d’itinérance chez Orange.
Reste que cette configuration pose de véritables problèmes d’un point de vue de la concurrence, avec une position dominante très largement confortée grâce à ce rachat : Orange posséderait à lui seul près de la moitié du marché du mobile. Par le fait, l’opérateur envisagerait également l’option de partager les infrastructures réseau avec Bouygues, sur un modèle similaire à celui entamé il y a quelques mois seulement par Bouygues et SFR.

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