OVH attaqué par des caméras connectées

OVH, l'un des plus gros hébergeurs de site Web au monde, a été récemment victime d'une attaque d'envergure DDoS. Si les pirates n'ont pas réussi à faire tomber les serveurs d'OVH, ils se sont servis d'un moyen plutôt inattendu pour mener leur attaque. Ils ont en effet employé plus de 145 000 caméras connectées.

C'est sur le compte Twitter d'OVH que l'on a appris l'ampleur de l'attaque DDoS (Distributed Denial-of-Service) dont été victime OVH la semaine dernière. Un botnet, qui a réussi à infecter 145.607 dispositifs équipés de caméras, s'en est pris aux serveurs de l'entreprise. L'objectif d'une attaque DDoS est de surcharger de requêtes les serveurs en question, de manière à ce qu'ils ne puissent plus y répondre. Chaque site hébergé par OVH serait alors devenu inaccessible, le temps de relancer chaque serveur. L'attaque a été repoussée par OVH, mais au total, elle aura été capable de générer plus de 1,5 Tb par seconde de données. Impressionnant, d'autant que la méthode qui consiste à recourir à une telle quantité de caméras est plutôt inhabituelle.

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Un coup d'épée dans l'eau pour les pirates à l'origine de cette menace ? Peut-être, mais ne perdons pas de vue qu'il s'agit là d'une première tentative. Si l'hébergeur ciblé avait était plus petit, l'attaque aurait pleinement pu réussir, laissant sur le carreau plusieurs milliers de sites Web. En outre, on peut s'étonner qu'ils aient réussi à prendre le contrôle d'un si grand nombre de caméras sur IP. Voilà plusieurs années que les éditeurs de solutions de sécurité, qu'elles soient payantes ou gratuites, tirent le signal d'alarme : les objets connectés peuvent être facilement la proie des botnets à cause de leur faible niveau de sécurité. Il serait grand temps que les constructeurs s'en préoccupent, non ?

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