BlackBerry Pearl 3G : un jour, un usage. Episode 1 - Zéro pointé pour le clavier

Utilisateur de BlackBerry depuis 2007, Édouard possède actuellement un Bold 9700, dernier mobile haut de gamme du constructeur canadien RIM.

"Le clavier français du Pearl 3G est un véritable retour à l’âge de pierre. Alors que la majorité des smartphones, et les BlackBerry en particulier, adoptent aujourd’hui le format AZERTY emprunté aux ordinateurs, voilà que RIM juge bon de relancer le bon vieil alphanumérique… Ancien possesseur d’un 7130G (prédécesseur des Pearl) je m’attendais à retrouver un clavier AZERTY sous la forme de deux lettres par touche. Un système utilisé par RIM pour ses plus petits modèles. Au lieu de cela, j’ai l’impression de reprendre un Nokia 3310 (sortie en 2000) en main. Et bien que RIM affirme que ce choix est destiné à attirer le grand public sur le Pearl 3G, je ne comprends pas pourquoi le marché américain a, lui, le droit à un clavier QWERTY bien plus pratique. C’est une grande déception qui, à mon sens, fait de ce BlackBerry Pearl le vilain petit canard de la bande."



Possesseur d’un iPhone 3G depuis 2008, Nicolas tente avec le Pearl 9105 sa première utilisation intensive d’un BlackBerry.



"Impossible d’aller à l’encontre de la remarque d’Édouard : le clavier de ce BlackBerry Pearl 9105 nous renvoie 10 ans en arrière ! Mais pire encore que ce choix difficilement compréhensible, c’est surtout l’intégration de ce clavier dans le système du téléphone qui m’a fait frémir par son ergonomie médiocre.



Lorsqu’au premier lancement, le didacticiel m’explique comment écrire un SMS et comment utiliser les différents modes de saisie, le ton est donné. Je me rends pourtant rapidement compte que ces explications n’étaient pas si inutiles, puisque je suis immédiatement perdu dès que j’essaie de taper mon premier message. Habitué au clavier tactile azerty de l’iPhone, j’ai eu beaucoup de mal à reprendre la vieille habitude de la saisie sur un clavier de 9 touches. Et le mode de saisie prédictive ne se montre pas beaucoup plus efficace. Lent et peu intuitif, il ne comble pas les défauts du clavier. Dernier point noir, et non des moindres, le clavier a tendance à se déverrouiller tout seul dans la poche de son utilisateur, qui n’aura que trop souvent l’excellente surprise de découvrir qu’un numéro a été composé au hasard alors qu’il marchait."