Un avion piraté ? Le FBI enquête

Chris RobertsChris Roberts

Chris Roberts, chercheur en sécurité informatique, aurait réussi à s’introduire dans les systèmes de pilotage d’une dizaine d’avions lors de vols commerciaux, selon un rapport du FBI.

Le 15 avril dernier, il poste un tweet depuis un vol sur lequel il se trouve : « Je me trouve sur une 737/800, je peux voir la Box-IFE-ICE-SATCOM. Allons-nous commencer à jouer avec les messages EICAS ? « Oxygène sur ON », ça intéresse quelqu’un ? »

Intercepté par le FBI, ce message lui a valu un comité d’accueil à la descente de l’avion. Le bureau fédéral américain lui a alors confisqué son matériel après l’avoir interrogé. Relâché, il a fait l’objet d’un mandat d’arrêt quelques jours plus tard. En cause, il serait parvenu à prendre la main sur les commandes de vol, faisant dévier l’assiette de l’avion de quelques degrés en accélérant l’un des réacteurs.

Via le système de divertissement

D’après le FBI, Chris Roberts se serait introduit dans le système via l’In-flight Entertainment System (IFE), soit le dispositif attaché aux écrans de divertissement installés dans les sièges des avions. Pour parvenir à ses fins, il aurait branché son ordinateur au Seat Electronic Box, petite boîte située sous son siège, via un câble modifié. Une brèche lui aurait alors permis de passer de l’IFE au Thrust Management Computer (TMC), ordinateur contrôlant les commandes de vol de l’appareil.

IFE sur un 737/800IFE sur un 737/800

Toutes ces informations ne reposent que sur les déclarations de Chris Roberts, d’où l’utilisation du conditionnel. Le FBI n’a pas été en mesure de délier le vrai du faux. De leur côté, les experts aéronautiques expliquent qu’il est impossible de pénétrer l’informatique de la cabine de pilotage via un système de divertissement, les deux étant totalement séparés, ajoute Boeing dans un communiqué.

Actuellement, aucune charge n’est retenue contre Chris Roberts. Cependant, il ne sort pas indemne de cette histoire. Son entreprise de cybersécurité One World Labs vient d’être lâchée par ses investisseurs, ce qui l’a obligé à se séparer de la moitié de ses collaborateurs, soit une dizaine de personnes.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire