L'UFC-Que Choisir n'est vraiment pas fan de Pokémon Go

Depuis sa sortie, le jeu Pokémon Go connaît un véritable succès planétaire, déchainant les foules à la recherche des petits monstres. Si on ne peut plus passer un seul jour sans entendre parler de Pokémon Go, en parallèle, le jeu crée indirectement quelques dérives.

Pokémon Go est sorti en France très récemment, le dimanche 24 juillet après des semaines d’attente. Avec son arrivée sur notre territoire, l’association des consommateurs UFC-Que Choisir s’est donc penché sur le jeu le qualifiant de « potentiellement cher, dangereux et trop curieux ».

Dans un premier temps, Pokémon Go étant gratuit, on peut alors se demander pourquoi l’association qualifie le jeu de « potentiellement cher » ? Toutefois, si l’on veut progresser rapidement, le jeu propose des achats intégrés pouvant aller jusqu’à 100 euros pour des Poképièces. Les fans du jeu étant de plus en plus nombreux et addictifs à son utilisation, il ne doit donc pas être très difficile pour Niantic et Pokémon Company de concrétiser ces achats in-app.

Ensuite, l’association présente Pokémon Go comme étant dangereux. En effet, ce ne sont pas les récents faits divers qui vont nous dire le contraire. Pokémon Go est un jeu qui rend accro et ce phénomène s’explique principalement par le fait qu’il utilise la réalité augmentée.
Ainsi la formule ayant tellement marché, le jeu crée actuellement de véritables mouvements de foule à l’apparition d’un Pokémon. Ce fut le cas il y a quelques jours à New York où les attroupements se sont multipliés. Ces mouvements de foules sont bien entendu dangereux, mais le joueur peut également devenir un danger pour lui même. Absorbés par leur smartphone dans leur quête aux Pokémons, ils peuvent provoquer des accidents ou marcher sur des zones à risques (terrains minés).

Enfin, le jeu phénomène est également qualifié de « trop curieux ». Ceci n’est pas sans rappeler la polémique des comptes Gmail lors de l’inscription à Pokémon Go. En effet, certains ont dénoncé l’intrusion du jeu qui pouvait alors avoir accès à des informations personnelles telles que votre email, votre adresse IP et votre numéro de téléphone. Toutefois, Niantic et la franchise Pokémon ont répondu que toutes ces informations étaient stockées dans le respect de Safe Habor. Néanmoins, ce dernier est désuet, car il a été remplacé par le Privacy Shield.

En attendant, malgré ces quelques dérives et ces avertissements, le phénomène Pokémon Go ne semble pas encore prêt à s’essouffler. Niantic, Nintendo et Pokémon Company ont encore de beaux jours devant eux.

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