Sony obligé à payer des millions pour les déçus de n'avoir pu installer Linux sur la PS3

Sony dédommagerait ceux qui étaient lésés par la suppression de l’option « Autre OS » sur la PS3 en 2010, qui avait notamment conduit à l'impossibilité d'installer Linux sur la console. Si l’accord est validé par un juge fédéral, la société paierait plusieurs millions de dollars. L’audience est prévue pour le 19 juillet à Oakland.

Six ans après son lancement, le recours collectif contre Sony porte enfin ses fruits. Ainsi, la firme japonaise a accepté de payer 55 dollars à ceux qui prouveront qu'ils ont utilisé l’option « Autre OS » sur leur PS3. De même, ceux qui s’estiment lésés par la mise à jour de Sony obtiendraient 9 dollars. Vu que la première version de la PS3 s’est écoulée à 10 millions d’exemplaires aux États-Unis, la facture risque d’être salée pour le constructeur nippon. Le pactole reviendrait aux avocats qui pourraient gagner jusqu’à 2,25 millions de dollars.

Quels sont les faits incriminés à Sony ?

Quand Sony avait lancé la PS3 en 2006, la possibilité d’installer un autre système d’exploitation figurait parmi les arguments avancés. Toutefois, quelques années plus tard, la firme japonaise a lancé la mise à jour 3.21, qui a supprimé cette possibilité. Or, sans mise à jour, les joueurs ne pourront plus jouer en ligne ou lancer des jeux plus récents. Cette décision unilatérale constituerait un vice de consentement, un motif suffisant pour annuler la vente. Certaines personnes ont utilisé leur console en tant que PowerPC sous Linux.

Posez une question dans la catégorie News du forum
Cette page n'accepte plus de commentaires
Soyez le premier à commenter
    Votre commentaire