L'Agence spatiale européenne donne son accord pour Ariane 6


Le Conseil de l’Agence spatiale européenne valide la suite du projet Ariane 6. Airbus Safran Launchers disposera de quatre ans pour construire ce nouveau lanceur qui sera plus performant et surtout, moins cher que le modèle actuel, Ariane 5. Si tout se déroule au mieux, le premier vol se tiendrait en 2020 et la fusée serait complètement opérationnelle d’ici 2023. Néanmoins, Arianespace n’attendra pas cette période pour commencer à vendre ses services.  

Une mission couterait entre 70 et 90 millions d’euros

Le projet Ariane 6

L’arrivée de SpaceX sur le marché des lanceurs a obligé les anciens acteurs du secteur à ajuster leur stratégie. L’Agence spatiale européenne espère que ce nouveau modèle luttera à armes égales avec le Falcon de la firme américaine. Ainsi, la fusée existera en deux versions. La première, l’Ariane-62, sera équipée de deux boosters, elle transportera un satellite et elle vise surtout les clients institutionnels. De son côté, l’Ariane-64 bénéficiera de 4 propulseurs, elle embarquera deux satellites et elle cible les entreprises privées. Ariane 6 atteindrait alors une plus grande distance.

Grâce à ces deux offres, Arianespace réduirait les couts jusqu’à 50 % par rapport au prix actuel d’une mission sur Ariane 5. Elle contrerait ainsi la politique tarifaire agressive de Space X. En outre, les ingénieurs d’ASL continuent à étudier plusieurs options afin de récupérer une partie du lanceur et le réutiliser ensuite. Sur ce plan ils sont en retard par rapport à Space X qui a déjà réussi cette prouesse, sauf si le Falcon 9 explose lors de l’atterrissage ou pendant un test de préparation.

Stéphane Israël, le PDG d’Arianespace reste confiant, sa société a déjà un calendrier bien rempli jusqu’en 2018 et les difficultés de Space X pourraient inciter les clients à se tourner vers son entreprise.

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