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AVG s'engage dans la protection de l'enfance sur Internet

Par - Source: Tom's Guide FR | B 2 commentaires

Crédit : CC-BY-SA ApertusmoCrédit : CC-BY-SA ApertusmoA l’occasion du sommet de la protection de l’enfance sur Internet qui se tenait ce jeudi à Londres, la société AVG, éditrice de l’antivirus du même nom, a décidé de s’engager davantage dans la sécurité des enfants sur le réseau. AVG a ainsi mis en avant des solutions pour gérer la vie privée des plus jeunes, prévenir leur harcèlement sur Internet, mais a également mis l’accent sur le rôle primordial de leurs parents dans l’éducation au réseau.

La prévention du cyber-harcèlement

Ce jeudi à Londres, de nombreux acteurs de la sécurité sur Internet, mais également de la protection de l’enfance s’étaient rassemblés à l’occasion du sommet de la protection de l’enfance sur Internet qui célébrait les 10 ans du Safer Internet Day (journée d’un Internet plus sûr). Microsoft, Disney ou Symantec étaient sur place mais c’est l’éditeur de logiciels de sécurité AVG qui a choisi de s’associer à l’évènement en tenant plusieurs conférences sur le sujet. Un sujet particulièrement sensible cette année après le suicide de plusieurs adolescents victimes d’intimidation et de harcèlement sur Internet. Si les dernières années les problématiques de protection de l’enfance sur Internet concernaient essentiellement des questions de pédopornographie, cette année a vu surgir la problématique du harcèlement sur les réseaux sociaux.

Pour Siobhan MacDermott, responsable de la politique produit d’AVG, l’émergence de cette problématique cette année est en effet liée aux évènements récents : « On voit de plus en plus d'informations sur des adolescents harcelés qui ont des problèmes et finissent pas se suicider donc ça a révélé le sujet au grand jour ». « Les enfants sont en ligne, anonymes et peuvent rendre difficile la vie de quelqu'un s'ils ne l'aiment pas et personne ne les arrête pare qu'il n'y a pas d'adulte pour y assister comme dans les cours d'école », ajoute-t-elle. Néanmoins, s’il existe différents moyens techniques d’agir contre la pédopornographie sur Internet, le sujet est bien plus sensible quand il s’agit de harcèlement. « Beaucoup d'enfants harcelés sur Internet sont trop embarrassés pour en parler à leurs parents », explique Siobhan MacDermott.

Le rôle primordial des parents

Le rôle des parents est pourtant primordial dans l’accompagnement des enfants sur Internet. Une étude d’AVG réalisée en Grande-Bretagne montre pourtant que 34 % des parents interrogés considère que la responsabilité finale d’assurer l’éducation de leurs enfants concernant la sécurité en ligne ne leur incombe pas mais est d’abord du ressort de l’État, du système éducatif ou des entreprises. « Les parents sont responsables du comportement de leurs enfants jusqu'à ce qu'ils aient dix-huit ans. Ils doivent également leur apprendre à gérer leur vie privée », explique Siobhan MacDermott. « Le principal est d'établir des règles avec ses enfants, leur dire ce qui peut arriver, quels sont les dangers, discuter de façon ouverte avec eux », complète-t-elle. Un point de vue partagé par Tony Anscombe, porte-parole de la sécurité chez AVG : « L'enfant doit savoir que s'il voit quelque chose de bien ou de mal sur Internet il peut venir en parler avec ses parents ».

AVG milite pour l'accompagnement des enfants sur Internet

Pourtant, en quelques années, le paysage d’Internet a bien évolué, et les pratiques aussi. S’il y a quatre ou cinq ans, il suffisait de conseiller aux parents de placer l’ordinateur familial dans le salon avec l’écran visible par les adultes pour s’assurer que tout se passe bien, ça ne pleut plus être le cas à l’ère des smartphones, des tablettes et des forfaits mobiles avec data. Une raison supplémentaire pour pousser les parents au dialogue avec leurs enfants. Par ailleurs, l’éditeur de logiciels propose également plusieurs applications pour les plateformes mobiles : « On a besoin de davantage de solutions embarquées pour contrôler l'accès à l'internet mobile des enfants sur smartphone ou tablette », explique Jim Brock, responsable de la vie privée chez AVG. Ainsi, AVG propose son prore navigateur sur iOS, Windows Phone et Android, qui, en plus d’offre un système de contrôle parental, offre également le « do not track » et des éléments de protection de la vie privée.

La vie privée, nouvelle problématique majeure

La vie privée sur Internet est en effet devenu l’enjeu central de la sécurité sur internet. Après l'antivirus, la lutte contre l'usurpation d'identité, AVG se penche dorénavant vers la protection de la vie privée des internautes. Pour cela la firme a racheté le logiciel PrivacyFix qui offre un moyen simple pour voir quels sont les différents paramètres de confidentialité sélectionné pour tel ou tel réseau social et comment les améliorer en fonction de ses besoins. Par ailleurs, AVG travaille également de plus en plus sur des problématiques de réputation de ses utilisateurs. « Les paramètres par défaut ne sont généralement pas ce que les gens choisiraient par eux-mêmes », déclare Jim Brock, responsable de la vie privée chez AVG, à l’origine du logiciel PrivacyFix. Toutefois, outre la protection de la vie privée des enfants sur Internet se pose également la question de la frontière entre leur intimité et leur sécurité sur le réseau. Pour Siobhan MacDermott, responsable de la politique produits de l’éditeur, « ce n'est en rien différent de si votre fille de quatre ans avait un journal intime caché dans sa garde-robe. Vous ne le liriez pas, vous violeriez sa vie privée puisqu'elle vous fait confiance ». Une affirmation nuancée par Jim Brock pour qui « la définition et le champ de la vie privée dépend de l'âge de l'enfant ».

A destination des parents, le responsable vie privée conseille néanmoins d’être les amis de leurs enfants sur les réseaux sociaux pour avoir accès à leur contenu, sans être trop invasifs, « pour qu'il ne vous mette pas dans une liste spéciale et vous empêche d’accéder à ses contenus ». Il y a encore du travail dans ce domaine. Une étude d’avril 2012 montrait qu’en France, seuls 32 % des parents étaient amis avec leurs enfants sur Facebook.

Commentaires
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  • Mohamed Akamhi , 13 juillet 2013 11:41
    Une sagesse qui mérite du respect.
    Bon courage!
  • Mohamed Akamhi , 13 juillet 2013 11:45
    Des décisions comme celle-ci méritent les encouragements.
    Se soucier de la protection des jeunes sur internet et ailleurs est une excellente initiative.
    Il en va de la sécurité se tous.
    Merci à vous.
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