Internet par câble : le retour des quotas ?

logo est-videoL’une des particularités de l’accès à Internet par le câble est que les premières offres proposaient un débit fort convenable, mais limité non pas en temps mais en volume de données. Ainsi, l’abonné souscrit pour un forfait au Go et se voit surfacturé s’il dépasse le quota d’échange de données qui lui est alloué, en tenant compte du fait qu’il peut surfer de manière illimitée dans le temps. Tombés quelque peu en désuétude, Est-Video (opérateur appartenant au group UFC-Noos/Numéricâble) est encore l’un des derniers opérateurs à imposer cette méthode de facturation, une méthode dénoncée par certains collectifs estimant qu’aucun moyen fiable de mesure des données transféré n’est utilisé.

Les quotas : du déjà-vu

L’association SOS Internautes en collaboration avec le Collectif Miséricâble (représentant les abonnés à Numéricâble) dénoncent les quotas utilisés par le câblo-opérateur Est-Video. Après le petit scandale ayant éclaté autour de l’affaire Numéricâble et de son système de mesure de transfert des données manquant sérieusement de fiabilité, voici que l’histoire se reporte sur cet autre opérateur. Numéricâble pratiquait, il y a environ un an, une politique tarifaire à base de quotas de 10, 20 ou 30 Go. L’opérateur devait proposes à ses abonnés un système de suivi en temps réel, il s’avère que celui-ci avait généralement deux à trois jours de retard. De plus, il semblerait que l’opérateur n’ait pas eu les moyens de mesurer correctement et avec fiabilité les volumes de données échangés. Pour couronner le tout, le fournisseur a proposé à ses adhérents une option « liberté » permettant de surfer de manière illimitée, sans se soucier de quotas, pour tout de même 10 euros supplémentaires par mois, avant d’abandonner une fois pour toute ce système de quotas.

La colère des internautes

Est-Video appartient à Numéricâble, du moins à la fusion opérée par l’opérateur avec son ancien concurrent Noos. Ce dernier applique bien cette archaïque politique de quotas, mais il est encore une fois estimé qu’aucun moyen fiable de mesure n’est utilisé. Les clients seraient de plus en plus nombreux à se plaindre d’un cruel manque d’information et d’une communication proche du silence radio. Le collectif Miséricâble ainsi que SOS Internautes dénonce aujourd’hui cette pratique et demande le retrait pur et simple de cette politique de quotas qu’ils estiment comme une « tentative désespérée de soutirer quelques euros supplémentaires à leurs abonnés ».

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7 commentaires
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  • Aurelgadjo
    Misericable, mdrrr...

    Mais bon, faut quand même penser à nos voisins belges qui ont encore de l'adls 8mega.. avec des quotats drastiques...
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  • brougnator
    pauvres belges... Mais tant mieux, faudrait pas qu'ils deviennent tous des geek sinon qui fera de la bonne bière !
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  • makina-galaxy@IDN
    "Est-Video appartient à Numéricâble, du moins à la fusion opérée par l’opérateur avec son ancien concurrent Noos."

    Estvidéo est un opérateur régional (Alsace) ça veut dire :

    - qu'il n'y a pas d'autres opérateurs câble en Alsace (à part à Strasbourg)
    - qu'il n'y a pas de concurent et qu'ils ont le monopole. C'est ça aussi qui pose problème.

    Si encore le compteur avait 2 ou 3 jours de retard, mais défois, souvent même, c'est beaucoup plus ! Sans compter que le fameux compteur beug lamentablement à chaque fin de mois.

    Une petite précision sur la facturation des dépassements de quotas chez estvideo : ils facturent 10€ la tranche de 10Go dépassée c'est à dire si tu télécharges 1Go en + tu payes 10€ comme si tu avait dépassé de 9Go. Encore une chose : quand ils parlent de quotas de 20 Go par exemple, c'est 20Go upload et download confondus, pas 20Go down et 20Go up...
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