Les avertisseurs de radars deviennent les assistants à la conduite

Les « avertisseurs de radars » sont hors-la-loi. Depuis le 28 novembre, il faut les appeler « assistants d’aide à la conduite ». Les constructeurs avaient jusqu’à lundi minuit pour mettre en conformité leurs appareils et applications.

Suite aux mauvais chiffres de la sécurité routière au printemps dernier, le gouvernement avait engagé les hostilités pour interdire les avertisseurs de radar. Finalement, il est tombé d’accord avec les membres de l’AFTAAC pour transformer les systèmes embarqués.

Désormais, le mot radar est banni du packaging et des programmes en eux-mêmes. On ne parle plus que de « zones de dangers », « zones à risque » et « perturbations ». Les appareils actuellement en circulation n’ont pas besoin d’être changés. Il suffit simplement de les mettre à jour pour rester dans la légalité. Les boîtiers Coyote, Wikango ou encore InfoRad reçoivent depuis quelque temps des messages informant leurs utilisateurs qu’ils doivent le brancher à Internet pour effectuer une mise à jour. Ceux qui ne l’ont pas fait avant hier soir minuit se retrouvent désormais avec un appareil non fonctionnel.



Les appareils ne disposant pas de cartes SIM doivent être reliés à Internet pour mettre à jour leurs bases de données. Désormais, une mise à jour préalable sera obligatoire pour effectuer cette opération. C’est elle qui mettra en conformité ces appareils qui ne parleront plus de radars fixes ou mobiles. Comme le précise Loïc Rattier à TF1 News, « S'ils ne le font pas, ils pourront toujours utiliser leur appareil, mais il deviendra rapidement obsolète puisqu'il restera bloqué sur la dernière carte de radars chargée. » Les quelque 1000 radars supplémentaires prévus pour 2012 n’y seront pas répertoriés. Il en va de même pour les POI des GPS.

Pour les applications installées sur les smartphones ou tablettes, une mise à jour est proposée. Les quelques 6 millions d’utilisateurs des anciennement appelés « avertisseurs de radar » ne sont pas obligés de se mettre tout de suite en conformité. Néanmoins, un décret est en train d’être rédigé pour les obliger en ce sens sous peine de sanctions. D’ici peu, l’automobiliste récalcitrant risquera 3750 euros d’amende et un retrait de six points si son matériel n’est pas conforme.

Selon Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, « c’est un marché de dupes […] parler de zones accidentogènes, c'est se moquer du monde, car contrairement à il y a 30 ans, les accidents surviennent sur des circuits, des itinéraires et non plus à tel ou tel endroit précis. »


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6 commentaires
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  • yoda69fr@guest
    Mais comment vont ils aller vérifier que tablettes, téléphones, coyotte, et autres matos embarqués sont conformes ?? Du grand n'importe quoi jusqu'au bout ce gouvernement...
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  • noldarn
    Mais si ça va dans le sens de la sécurité : "des points de danger peuvent être signalés ... mais sans possibilité de préciser le danger" ... ça s'est du progrès : attention, il y a quelque-chose sur la route mais je n'ai pas le droit de vous dire ce que c'est ... plaque de verglas ? camion en feu ? rhinocéros échappé du zoo ? surprise en arrivant sur place :)
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  • Allan2244
    Bravo , je vois que cela devient plus dangereux d'avoir un GPS non conforme ,
    que d'avoir une Kalachnikov !
    Mais où va-t-on comme cela ???
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