Le chantre du logiciel libre met en garde contre les eBooks

Richard Stallman, fervent défenseur du logiciel libre et de l’open source, a publié récemment un article dénonçant les « dangers des eBooks ».

Richard Stallman est connu pour ses nombreux combats contre les DRM, et les livres numériques lui donnent du grain à moudre. S’il s’en prend principalement à Amazon, ses critiques s’appliquent toutefois à beaucoup d’autres plateformes, le poussant même à faire la promotion des livres physiques. Le principal problème évoqué, outre que l’utilisateur est obligé de s’identifier pour pouvoir acheter un livre, est le fait que le lecteur ne possède pas réellement l’eBook qu’il achète. Cela a déjà été vérifié avec Amazon après l’affaire du livre 1984, de George Orwell, qui avait été supprimé sans préavis du Kindle de plusieurs utilisateurs l’ayant acheté, suite à un problème de droits.

Il ne manque pas, également, de revenir sur le format des eBooks vendus, parfois trop obscur et souvent propriétaire, ou encore l’impossibilité de copier, prêter ou revendre un livre acquis chez Amazon. Finalement, l’appel de Richard Stallman est assez clair : « nous devons refuser les eBooks jusqu’à ce qu’ils respectent notre liberté ».

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3 commentaires
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  • Rorothermidor
    Bonsoir,
    J'utilise régulièrement des eBooks mais je ne les télécharge que sur des sites de livres numériques gratuits. Le format propriétaire n'est donc pas vraiment concerné sauf dans le cas de deux ou trois livres achetés sur une plateforme ou une autre.
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  • yt7599@guest
    Il serait quand même important de rappeler que ces histoires d’achats de publications ou œuvres liés à certains appareils ou magasins en ligne ne sont en rien une fatalité, qu’autre chose serait possible, et qu’il ne s’agit même pas d’histoire de formats(--cf web--), mais avant tout de structure entre acteurs et du besoin d’une nouvelle fonction, un peu plus développé ci dessous :
    http://iiscn.wordpress.com/2011/05/15/concepts-economie-numerique-draft/
    Laisser deux ou trois monstres à approche « verticale » phagocyter le marché du contenu légal et payant quand quasiment TOUT est là pour qu’il en soit autrement est tout simplement ridicule.
    Approche «verticale» (contenu lié à machine, fabriquant de machines, magasins en ligne, les deux ou autres), c’est à dire approche consistant à lier contenu et tuyaux (ou infrastructure technique en général terminaux y compris) qui était déjà celle d’un J2M par exemple. Avec tout ce que cela veut dire en termes de positions dominantes (propres règles de censure(apple), pourcentages obligés vis à vis des créateurs/éditeurs(apple, amazon), gg se positionnant sur le contenu payant et commencant à retirer les liens MU et autres des résultats de recherche, compte facebook obligatoire pour service spotify, etc, etc).

    Quant à Stalmann très raffinné comme personnage :
    http://www.youtube.com/watch?v=I25UeVXrEHQ
    (oh oui facile certes)

    Et ne comprenant pas vraiment tout :
    http://stallman.org/extra/personal.html
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  • sting01@guest
    Mon opinion est ambivalente. Deja , par libre, doit on entendre libre de droit (ou presque) ou libre d'utilisation?

    Et puis, disons que j'achete des ebooks car je ne peux pas avoir les livres papiers que je veux la ou je vis (Thailande). Je suis en serie (Books of the Fallen; the Malazon EMpire); et je trouve normale de payer pour un livre (ebook ou papier).

    Les formats fermes ont deja ete ouvert par des logiciels tiers (pas facile a utilise je concede, amoins d'etre un ingenieur en informatique ... ce que je suis).

    Je prefererais le debat etre plus pour une uniformisation des formats (kindle, ebook, pdf ...) et des supports (un livre electronique devrait pouvoir etre utilisable partout, sur mon Ipad comme sur mon PC 486Mhz (en fait dual core lol). Mainenant , je sais qu'il y a des jusqu'au boutiste du libre (libre de droit); mais comment un auteur peut il vivre si il n'est pas paye? Donc un autre debat serait plus de pense a et trouver de nouvelles sources de renumeration pour les auteurs (remuneration directe?) tout en maintenant une visibilite des oeuvres.
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