Accueil glacial pour le BlackBerry Playbook, RIM se défend

RIM ne semble pas digérer l’accueil glacial réservé à sa tablette par la presse américaine. Face aux défauts relevés par les professionnels, le patron de RIM ne lâche rien et tente de se justifier.

C’est peu dire que la presse américaine n’a pas épargné le BlackBerry PlayBook, la tablette de RIM. Fonctionnement de Flash hasardeux, stabilité du navigateur chancelante, manque d’applications intéressantes, absence de client e-mail, de calendrier ou d’un carnet d’adresses : voilà quelques-uns, déjà nombreux, des griefs reprochés à RIM. Certains de ces défauts viennent directement de la conception de la tablette en elle-même. Le PlayBook doit fonctionner en étant relié à un BlackBerry, il utilise donc les fonctions de communication du smartphone plutôt que de les proposer lui-même. 

Des reproches non justifiés selon RIM

Ces critiques n’ont clairement pas plu à l’un des patrons de RIM. Jim Balsillie est ainsi allé sur le plateau de la chaine Bloomberg West pour y expliquer son fonctionnement couplé au smartphone. Il y a également promis une mise à jour apportant « de nombreuses nouveautés et de nombreux ajustements, dont l'arrivée de nouvelles fonctions ». Il n’a pas manqué de préciser non plus que « les produits de test envoyés il y a quelques semaines aux rédactions n'étaient pas définitifs, depuis les choses se sont améliorées ».

Face à ces premiers tests, on dirait que RIM a fait preuve d’un manque de pédagogie, mais Jim Balsillie s’en défend :  « c'est un peu injuste de reprocher à la PlayBook des choses pour lesquelles elle a été spécifiquement conçue en l'état. Ce modèle a été créé pour proposer aux utilisateurs de Blackberry une extension sécurisée de leur smartphone. C'est ce qui explique l'absence de certaines applications comme le calendrier ou le client e-mail. Mais nous n'avons jamais caché cela. De plus, la PlayBook permet de naviguer sur tout Internet grâce à sa compatibilité maximale. Les webmails sont donc tous accessibles sans problème. »